‹ Théâtre de Jules Lemaître. - (volume 2)Chapitre 203 sur 228 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

Je marchais à côté d'Hector, rùmc affermie, Ouaiid tout à coup, des rangs de l'armée ennemie, Un guerrier, lance au i)oing, fauve, avec un long cri, Fondit sur moi. C'était...

HÉLÈNE

Mais va donc!

PARIS

Ton mari.

HELENE, portant la main à son cœur.

Ah!... Et comment va-t-il?

Mais... bien.

HELENE

Il n'est pas trop changé?

Il le mérite.

PARIS

Je ne crois pas.

HÉLÈNE

Ensuite?

PARIS

Ensuite? Je ne sais si le soudain abord D'un honmie envers lequel, jadis, j'eus quelque tort... La surprise... un secret remords que rien n'efface... La honte et l'embarras de me trouver en face D'un rival malheureux, mais par moi respecté... Que te dirais-je? Enfin... je ne suis pas resté.

HÉLÈNE

On ne fait pas toujours ce que l'on veut. Je t'aime, Paris, mon tendre ami, pour ta faiblesse même. Il m'est doux, te sentant fragile ainsi que moi, De ne jamais avoir à rougir devant toi, Et de croire souvent, lorsque je le caresse. Que de nous deux, c'est moi l'amanl, loi la maîtresse.

Entre llccior.

PARIS

Silence! C'est Hector.

HÉLÈNE

11 ii"a pas lair content.

PARIS

Je voudrais m'en aller.

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