ACTE TROISIEME. 23a
CHAMBRAY
Mais, dites-moi, nous ne serons pas un peu ridicules?
MADAME MÉRIEL.
II n'y a que nos enfants qui le sauront... Pour ouvrir la fête, je vous préviens qu'ils dînent avec vous ce soir... Vous me prendrez par-dessus le marché.
CHAMBRAY
Mais...
MADAME MÉRIEL.
Vous n'êtes pas libre?
CHAMBRAY
... Si!... Un moment... Un petit envoi à faire, (il
prend dans un tiroir un carnet de chèques et s'assied à son bureau.
A part : ) Cinq mille... est-ce assez?... Mettons six mille.
(Il glisse le chèque dans une enveloppe; écrivant *. ) « Madame la
vicomtesse de Montaille. » (A madame Mériei.) Là... c'est l'ait... Vous venez peut-être de me sauver, mon amie.
MADAME MÉRIEL.
Sûrement.
Elle va vers la porte.
OÙ allez-vous?
MADAME MÉRIEL.
Leur ouvrir.
Elle disparaît un instant. Entre Jeanne. JEANNE, se jetant dans les bras deChambray.
Mon parrain! mon cher parrain!
CHAMBRAY, à Martigny dans la coulisse.
Allons! venez, imbécile!
MARTIGNY, entrant et saisissant la main de Chambray.
Mon bon maître!