SCENE
s MÊMES, HECTOR.
HECTOR, à
Paris.
Tu sors?
P.VRIS.
Mais...
HECTOR
Un instant.
S'il te plaît! Joli cœur! Sans cœur! Miroir à filles! Chair d'amour ! Il paraît qu'à la course tu brilles Plus que dans le combat, mon cadet? C'est fort bien! La belle fuite! Ah! ah! tout le camp argien En poussa jusqu'au ciel un vaste éclat de rire. Je te savais le cœur plus mou que de la cire : Mais j'ignorais qu'après les avoir tant marris, Tu portasses si loin le respect des maris ! Ah ! tu fis sagement de ne le point attendre, Celui-là! Car, sans faute, il t'aurait fait entendre, Châtiant un peu tard un effronté délit, De quel guerrier tu mis au pillage le lit! A quoi t'eussent servi, descendant chez Hécate, Ta douce voix, ton luth, ta beauté délicate, Et tes cheveux bouclés, et les dons de Vénus?... Les Phrygiens, vraiment, sont par trop ingénus