SCÈNE IV
Madame LANGLOIS, entrant par le fond, LES MÊMES *.
MADAME LANGLOIS, qui tient une lettre i 1a ic.ua.
Mes enfants, je vous dérange peut-ôlre?..*
t. Eugénie, Ursnlej Caroline, madame LangloU.
LA VIEILLE COUSINE. 13l
EUGÉNIE, embarrassée.
Pourquoi don'*, maman?
CAROLINE, de même.
Au contraire!
URSULE, de même.
Certainement... Madame est arrivée très à propos... (bas, à Eugénie.) Ils sont cassés, mademoiselle, je sens que ça coule l
EUGÉNIE, bas.
Silence, donc !
MADAME LANGLOIS
Je suis bien aise, au reste, de vous rencontrer, car j'ai une nouvelle à vous annoncer.
CAROLINE
Quoi donc, maman ?
MADAME LANGLOIS
Vous n'avez point oublié notre vieille cousine Duroc, de Landerneau?
EUGÉNIE
Dont le frère vient de mourir après vous avoir fait un procès si injuste ?
CAROLINE
Qu'il a gagné.
MADAME LANGLOIS
Précisément. Eh bien! cette lettre m'annonce son arrivée à Ville-d'Avray.
URSULE, effrayée.
L'arrivée du défunt ?
MADAME LANGLOIS
Eh ! non, de sa sœur I
EUGÉNIE
Quoi ! notre cousine va venir?
CAROLINE
Chez nous ?
MADAME LANGLOIS
Aujourd'hui même.
EUGÉNIE et CAROLINE.
Aujourd'hui!
URSULE
Ah! Jésus! comment allons-nous faire?... Je cours avertir Baptiste.
MADAME LANGLOIS
Je viens de l'envoyer à Sèvres pour attendre la diligence au passage. Veuillez voir vous-même, Ursule, s'il rien ne manque dans la chambre verte.
URSULE
J'y vais, madame, (a pari.) Eh bien! en voilà une tuile qui nous tombe! et une provinciale encore!... Ah! si elle croit qu'elle sera la bien venue, par exemple...
(Voyant que madam* Langlois la regarde ; haut.) J'y Vais, j'y Vais...
(a part.) Et ma crème bachique qu'est pas encore commen-
cée... Et les œufs qui coulent toujours... (Haut.) Voilà, madame! (a part.) Ah! la princesse Krakinoski avait bien raisop de dire que les malheurs vous arrivaient toujours par accident!...
(Elle sort par la gauche.)