‹ Théâtre de la jeunesseChapitre 81 sur 92 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LE COUSIN PIERRE,- seul.

Cette excellente Manon n'a pas les idées plus suivies qu'autrefois. Elle vous confond le cousin Louis, les côtelettes, les perroquets, le roi Dagobert! — Ce qu'elle commence n'est jan.ais ce qu'elle finit ! — Cependant je crois deviner ce qu'elle a voulu dire pour le petit cousin. — Au premier coup d'œil il m'a semblé apparaître

à cette race d'écoliers insoumis et débraillés qui nft reconnaissent pour devoir que ce qui leur plaît, acceptent l'affection tant qu'ils peuvent en abuser, et se révolter.t contre elle dès quelle conseille ou réprimande. -^ A douze ans on les prend pour des étourdis, à vingt on les reconnaît pour des égoïstes. — S'il en est ainsi, je veux lui donner une leçon... Mon plan est déjà fait...

— (Regardant par la porte de gauche.) Justement, le VOiCÎ... — Je

veux l'observer et l'entendre sans être vu. (Montrant u Purt. Titrée à droite.) Là, derrière la porte vitrée de ma chambre; ce sera facile...

(Il entre à droite.)

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