SCÈNE II
Uu autre côië Jii poil.
Entreol DINÂRDA, BEKNARDO el FABIO. Dinarda est vêtue en homme el porte un habit de voyage. Bernardo el Fabio sont velus en pages.
DINARDA.
On dirait que la mer rejette des jeunes garçons sur ses rive».
BERNARDO
Puisque la terre nous recueille, je veux baiser la terre.
18 L'HAMEÇON DE PIIÉNICE.
FABIO
La terre esl une mère bienfaisante, et elle nourrit sef enfants comme une mère.
DIXARDA.
Quelle affreuse tempête !
BERNARDO
Vous, encore, un dauphin vous aurait secouru au besoin. Oui, si un dauphin sauva jadis de la fureur des ondes un musicien célèbre à cause de son chant, un autre vous aurait sauvé à votre tour à cause de votre rare beauté.
DINARDA.
Laissons cela. — Voyons , qu'allons-nous devenir tous les trois , maintenant que nous voici en Sicile sans argent et sans maîtres?
BERNARDO
Il nous faut servir.
Servir ?
Oui , servir.
DINARDA.
BERNARDO
DINARDA.
Eh bien, je me ferai soldat, et je recevrai la solde du roi *.
FABIO
Moi je ne me ferai pas soldat, parce que le métier ne me plaît guère ^. Mais si un capitaine d'infanterie veut me prendre avec lui, je porterai volontiers sa lance.
BRRNARDO.
11 faut donc que je icrve aussi :*
Tout être créé en est réduit là.
BBRNARDO.
Quoi I sans exception 7
FABIO
Oui.
BERNARDO
Comment ?
FABIO
Le roi lui-même sert en faisant son métier de roi, en établissant des lois et en rendant la justice. Le seigneur sert comme gentilhomme ou majordome ou valet de chambre, ou en remplissant bon gré mal gré quelque autre ofTicc. Le service du prélat consiste à veiller diligemment sur son église ; celui du gouverneur à bien administrer la province ; celui de l'auditeur à bien écouter les plai-
' Dioanla jour iiir la rcMomlilance de» deux noU toUado et tutUo. * Autre jeu de moU sur toldar rt quebrado. LilléraUiucat : m Je oc veux paa invfLira louder, |«fte que je n'ai jamais élé brise.»