‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 117 sur 183 · LK SOLDAT · texte numérisé non relu

LK SOLDAT

La roici. C'est le plus jeune qui l'avait mise en lieu de sûreté.

UUJJE.N.

Benjamin l

BENJAMIX.

Pourquoi nie regarder ainsi? Ouc le ciel tout-puissant m'anéantisse si j'ai vu la coupe, et si jamais la pensée m'est venue de déshonorer le sang d'Abraham pour tous les vases précicuK et tous les trésors du monde.

PL'TIPUAU.

Ahl scélérats, c'est ainsi que vous vous conduisez ?— Qu'on les enchaîne!

nUBKN.

Benjamin! j'en déchire mes vêtements et mon sein.

ruTiriiAU.

Vous êtes des larrons. L'on vous connaît. Allons vers le vice-roi.

NEPMTALI.

0 ciel !

BENJAMIN

.Mes frères, ce n'est pas moi qui empoche votre voyage. C'est uof ruse, c'est une perfidie qu'on a ourdie contre moi.

RUnKN.

Nous le savons , tu es un ange, lu es incapable d'un tel cnmt.

PUTIPIIAR.

Marchez.

BENJAMIN

Ciel pitoyable, fais connaître la vérité!

Hl'BEN.

Dieu, j'espère, viit.dra à notre secours.

BATO

F.«t-cc que nous retournons à !a ville ?

JOURNEE 111, SCÈNK III. 193

UN SOLDAT

Oui.

BATO

Pauvre Bato! je leur restituerais bien volontiers leurs poulets et leurs poulettes ^

Ils sorleiu.

SCÈISE UI

A Heiiiphis, dans le palais. Enlrenl PHARAON et JOSEPH.

PHARAON

Nous partagerons ensemble ce présent, puisque c'est à toi surtout que ia paix est due.

JOSEPH

Mon seigneur, je baise tes pieds.

PilAKAON.

Non pas , Joseph !

JOSEPH

Oui, monseigneur, baiser tes pieds est pourinoi trop d'honneur; il me suffit de baiier la place où tu as marché. — Nouveau Mars, Basan a redouté tes armes.

PHARAON

A cause de la disette oi!i il se trouvait; car, sans vivres, le soldat n'a plus ni force ni vertu. C'est à toi que je suis redevable de l'abondance 011 je me trouve ; c'est toi qui es le rédempteur de l'Egypte, et je veux un jour te consacrer une statue d'or sur un nouvel obélisque.

Il sort.

JOSEPH

Roi souverain du ciel , Joseph sent vivement tout ce qu'il doit à ta bonté pour ce que tu as fuit envers le pieux Abraham, le vaillant Isaac et le prudent Jacob , et pour l'appui que tu lui as prêté a lui-même. — Faible et persécuté, j'ai échappé à l'oppression; la main puissante m'a conduit ici, après m'avoir sauvé de la haine do mes frères. Et comme si ce n'était pas assez, tu m'as élevé aux plu»> hautes dignités de l'empire, en me tenant à l'abri de la malice ci de l'envie qui ont fait périr tant d'innocents que ton bras fort ne protégeait pas.

Enlrenl PUTIPHAR, des Soldais et lous les Frères de Joseph.

PUTIPHAR

Entrez, hommes trompeurs , et préparez vous à mourir.- Voici le vice-roi.

Tous k-s ficrcs de Jose|)h s'agcnouillenl devant lui.

Pobre Bato, ya desdoblo Im paiica jiiira pagar Los j.-o'.los y los repolîos.

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