‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 147 sur 183 · DON 1D.VN · texte numérisé non relu

DON 1D.VN

Dis-Dous-le donc ce fameux sonnet.

CHACON

Est-ce que vous aurez la patience de l'écouler?

Certainement.

Allons , commence.

Quel est le sujet ?

Le sonnet lui-même.

LÉONEL.

DON JU.4N

CHACON

11 décsnttr

Doris qui sait qu'aux vers quelquefois je me plais. Me demande un sonnet, et je m'en désespère. Quatorze vers, grand Dieu 1 le moyen de les fair ? En voilà cependant déjà quatre de faits. Je ne pouvais d'abord trouver de rimes, mais En faisant on appr<înd à se tirer d'affaire. Poursuivons : les quatrains ne m'élonneront guère Si du premier tercet je puis faire les frais. Je commence au hasard, et, si je ne m'abuse, Je n'ai point commencé sans i'avou de ma muse, Puisqu'on si peu de temps je me tire du net. J'cnlame le second, cl iv.z joie est exlrôrae;

Car des vers commandés j'achève le treizième : Ck>mptez s'ils sont quatorze, et voili le sonnet ' .

LF.ONEL.

Il n'y a que lui qui soit capable de pareilles folies.

Laisse-le dire; c'est toujours pour moi une distraction.

CHACON

J'aimerais mieux m'aller coucher que de rester ici irec des gens qui savent si peu apprécier les belles choses.

Je meurs d'amour.

CUACON.

El moi de sommeil I

Ah ! comment ai-je pu offenser une femme céleste qui meurt ici entre quatre murailles, victime de son honneur, de sa vertu !

CUACON.

Je crois en Dieu.

Que dis-tu ?

CHACON

Que j'éternue et que je crois en Dieu.

Entrent linfant DON HENRI, LE GRAND MAITRE cl DON AKIAS. HENRI.

Voici la porte.

LE GRAND MAITRB.

Approche!.

IIRNRI.

Don Arias, douoex-moi la lanterne sourde.

DON AHIAS.

La voici.

UENRI.

Adieu.

Il entre daoi lanuitoo.

CHACON

OÙ vont donc ces gens-U 7

LIONEL

En voili un qui ourre la porte de Dorothée.

ne Dorothée, ditei-TOUs T

Ebloai...

' La iradtieUoo de oc ^nncl appartient, comme on Mil, ft ;»cgf.;crI*f.*.T.nut5 U a M «HMluil dans toulc» 1m linRiic». Lopc de Vegi en a coin|>OMS un asici grand tu tnbre qui lonl auMi parfaiis, cl qui ont eu le même tacoès, mais dont les iraducleuri, à oon-^i'.tctr ;tar Scarron, ont toujours oublie de déclarer le rcriiablc auteur.

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