‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 155 sur 183 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

La umpixae pret ae iniedc.

Entrent DUN PKDRE cl DON FERNAND.

DOS FERNAND

Nous voici au château de San Cervantes.

DON rèoRB, mettant l'épée à la main.

Et c'est ici que je vous dirai mon ressentiment; car it i culiu je puis vous le dire.

DON FERNAND

Kh quoi 1 est-ce donc votre épée qui est chargée de l'explication?

DON PKDRE.

Oui, car je ne puis m'cxpliqucr qu'avec l't^pdo... car vous m'avez fait un outrage auquel doit seule répondre une langue de Tolède'. Dire ce qu'on veut en peu de mois n'appariient qu'aux hommes supérieurs, et les longs discours ennuient. C'est pourquoi je voua léponds ainsi'.

DON FKRNAXD.

Cette réponse est d'un homme bien opiniâtre dans lea résolutions, et elle pourrait bien retomber sur votre téle. DON pàoRE.

Tirex l'épée, tous dis-je.

Que et la tengua de ToUdo, elc, eic.

Lillénicoicnl : « Je lépondi e» une seule feuille au liTfC dc mes oatragM. >

DON FERXAND.

Songez-y, la faute en sera à vous seul. Nous voici déjà fort loin de la ville.

Entre DON JUAN D'AGUILAR; il est en habits de voyage, et Ton dirait qu'il vient de mettre pied à terre.

DON JUAN, à part.

Ceîa est de mauvais augure ' ; mais je ne puis pas faire autrement que d'intervenir. — Serait il juste et honnête que je demeurasse à cheval simple spectateur d'un combat entre ces deux cavaliers?

DON FEUNAND.

Eh bien! puisque vous le voulez absolument, mon épée va répondre à la vôtre.

Arrêtez 1

Ah I mon Dieu !

Qu'est-ce donc ?

DON pfeDRE, tombant.

DON FERiNAND.

II l'a traversé de part en part.

DON FERNAND

Voilà qui est fait.

Il sort.

DON JUAN, s' approchant de don Pèdre.

Holà! cavalier! Il ne parle plus... et l'autre a disparu me laissant dans un embarras sans égal. — Que faire? Dieu me soit en aide! .. Qui ne croira que c'est moi qui l'ai tué? Il a rendu le dernier soupir. Je viens de Séville tout exprès pour me battre avec un cavalier, et en arrivant, voilà le spectacle que ie trouve. C'est un avertissement du ciel, et sans entrer à Tolède, je veux m'en re tourner dès que mon valet m'aura rejoint, ie retourne à Orgaz... Mais qu'est ceci? ma mule n'est plus là... ce sera le meurtrier qui l'aura prise. Voilà un homme tout à fait sans f'aron. 11 jolie l'un à terre et laisse l'autre à pied.

Entrent UN ALGUAZIL, LE GREFFIER cl LES VALETS.

l'alguazil.

Au nom du roi, arrêtez!

11 faut bien par force que je m'arrête, car le cavalier qui a tué cet horame-ci m'a enlevé la mule qui me servait de monture.

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