‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 168 sur 183 · I.J-ONARHA · texte numérisé non relu

I.J-ONARHA

Qu'est-ce donc?

DON FERNAND

ie n'ai point voulu jusqu ici vous en parler; niais je soupçonne que vous avez quelque liaison avec un cavalier.

LKONAHD>.

Quel cavalier ?

DON FKRNAND.

Don «uan.

LÉONARDA.

I/ai-je jamais vu pour que vous m'adressiez ce reproche?

DON FERNAND

Non, je le sais, vous ne l'avez pas vu; mais je crois que vous l'aimez : — car désormais pour aimer l'on n'a plus besoin de voir. — Don Juan m'a montré un portrait en me demandant si je connaissais l'original : ce portrait, c'était le vôtre. Que voulezvous que je pense?

LÉONARDA.

Je trouve cette curiosité bien naturelle chez un jeune homme. — Mais voulez-vous que je vous , dise comment le portrait se trouve en ses mains? Vous m'avez recommandé de ne le laisser manquer de rien, et comme je me trouvais sans argent, je lui ai envoyé cela.

DON FERNAND

En effet, la chose est parfaitement innocente. Un portrait est souvent un objet de grand prix.

LEONARDA.

Le cercle d'or qui l'entoure a une certaine valeur.

DON FERNAND

Alors il fallait lui envoyer seulement le cercle d'or.

LÉONARDA.

Cela aurait pu l'humilier *.

DON FERNAND

Voici déjà le soleil qui se lève. Il est temps que je rentre.

LÉONARDA, à part.

Don Fernand est jaloux de tout le monde.

DON FERNAND, à part.

De tous côtés j'ai à me plaindre de l'amour.

lit «ortflot.

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