‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 172 sur 183 · SCÈNE I · texte numérisé non relu

SCÈNE I

Dans la maison de don Fcrnand.

Enlrenl DON JUAN, DON FERNAND el CITRON.

DON FERNAND

Kst-ce donc ainsi qu'un ami aussi cher doit passer dans ma rue?

J'allais partir; et comme, en ma qualité d'étranger, je ne connaissais pas votre maison...

i)0\ FERNAND.

Tout le monde vous l'aurait indiquée, elles armes qui sont placées au-dessus de ma porte l'indiiiuent assez.

Je ne puis contracter toujours de nouvelles obligations.

DON FERNAND

Demeurez ici ; car tout le monde ici, vous le savez, est prêt à vous servir et vous aime. — Vous ne sortirez pas. Je veux vous posséder à mon tour, et je vous retiens prisonnier.

Vous me comblez, et je ne sais comment j'ai pu mériter...

DON FERNAND

Le service que vous m'avez rendu doit à jamais exciter marecoonaissaace.

Je n'ai fait que mon devoir. — Adieu, seigneur don Fernand. Je suis forié de oartir.

DON PEKJCAND.

Si cela était absolument nécessaire, je n y mettrais pas d'opposiiion... Mais je vous l'ai dit , je vous garde.

DON 1UAN.

Je vous remercie de cette bienveillance ; mais...

DON FERNAND

Non pas! il faut que je vous dédommage de mon mieux de ce que vous avez souffert pour moi. Autant de jours vous avez passés pour moi en prison, autant de jours je veux vous régaler. Vous ferez d'ailleurs connaissance avec une mienne sœur qui sera charmée de vous voir, et de vous témoigner aussi sa gratitude du service que vous m'avez rendu.

CITRON

Sans doute, monseigneur, nous trouverons aussi chez vous la

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mule sur laquelle vous avez décampé lorsque vous laissâtes si gracieusement dans le pétrin mon pauvre maître. Donnez-nous donc de ses nouvelles; car je suis de ceux qui s'iiitéressenl à une mule et désirent savoir son nom , sa taille, sa couleur... sans quoi l'on pourrait dire qu'il y a eu erreur de copiste, comme daus le conte de ce peintre.

DON FERNA.ND.

De quel conte veux-lu parler?

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