DON I.OL'IS
Je pourrai, n'est ce pas, pnr votre entremise, la voir louî les '•ours ?
Je suis à vos ordres.
DON i.ouis.
Avertissez-la donc que j'irai chez elle sous préte\le de vous voir.
Je suis, comme auparavant, votre prisonnier.
DON LOL'IS.
Je vous quitte plein de confiance en vous. [A part.) 0 rc:')n cœur! réjouis-toi; ouvre toi de nouveau à l'espérance!
I sort.
llclasî mon bonheur a bientôt passé. II avait commencé d'une façon trop glorieuse.
Eiiiie en lîON.
CITKON.
A quoi pensez-vous ?
Je suis rendu.
CITHON.
Que voulez-vous dire?
Kl je lai.ssc tout. — N'as-lu point vu quelquefois de noirs Duajres voiler tout à coup le plus brillant soleil? n'as-tu pas enicMidu parler de navires déplorablemenl échoués au moment où ils (ouchaienl le port? N'as-lu pas oui conter que souvent l'orage avait ravajiC un champ, alors que le laboureur regardait avec or- «rneil la moisson prochaine?... Ah! décevante espérance!... ahl •ol amour 1... je suis au milieu de la faveur et je pleure l'ab.çence.
CITKON.
De quelle absence parlez-vous?
Je pars.
CITRON
Que voulez-vous dire?
Il le faut, nous allons à .Madrid.
crruûN.
A Madrid?
Comment veux-tu que je serve les intérêts de don Louis auprc»
de celle qne j'adore? El d'un antre c5lé, coninient poiirrais-je lo trahir, moi qui lui ail lanl d obliL^•l!ion? .. Je n"ai qu'une seule ressource... parlir. — Je vais p.'eoôre congé d'elle.
Il sort.
CITRON
Je vais prt'parcr nos valises, et lanl pis pour Inèsl Je m'en Ira! sans prendre congé d'elle.
Il sort.