ACTE II, SCÈNE II
CAMILO.
Mais non, vous êtes fou, je suis fou moi-même. Est-ce que deux femmes se parleraient ainsi d'amour? Au reste, il est facile de vous informer d'elle à ces deux pages.
ALBANO
Veuillez attendre un moment. ( Âlbano et Camilo s'avancent vers les deux pages.) Holà! mes jeunes seigneurs?
FABIO
Dite , signore ^
AI.BANO.
Puis-je vous parler de confiance?
FABIO
Parlaté. lé souis al vosiro servicio. Que voleté?
ALBANO , à part.
Ah I belle Dinarda ! {Haut). Quel est ce cavalier?
FABIO
Ce genliluomo ?
ALBANO
Oui.
Le «ignor Rugero.
ALBANO
Quoi ! il 8'appelle Rugero ?
FABIO
Si.
ALBANU.
D'où CBl-il?
FABIO
De Veneiia.
ALBANO
Il n'est pa8 Espagnol?
FABIO
No, grazia à Dio, il n'est pas Espagnuolo. Perché li Espagnuoli sonno tutti traditori, birbanti, assassini pcr tre cscudi.
ALBANO
Eo vérité, Camilo, cela est étrange; j'en deviendrai fou.
FABIO
Attendez oun poco, signorc; ié vous santéiai ouna sanson chichi" iieune.
Il clianle.
Se lutta la Chirhitia Fosse tiiarairoiie,
' Un critiqae sévère pourrait condamner ce patois italien que le poêle fait parler a let jeunes gens, à cause que la sccnc se passe eu llalie, et quoiquR tous ses perionnagct parifnl la langue cs|iagiioW;. Qtiunt à nous, nous trouvons dans cette petite invrâl- ><inl)bDCC uu seoliincnl liès-liu cl ircs-iiclicat des libcrlës de l'art.
40 I/llAMl-ÇON I)K IMIÉMCE.
Kl faro (ii Micina Viti'i inosratolo, Kl monte Moiigibcîo Formachogralato, E tulto lo Kspanolo Fossino amroaçato, Como Iriunfaria Lo Chichiliatio ' 1
CAMii.o, à Albano.
Ne voje2-vous pas que ce pclil page se moque de YOu»?
ALBANO
Je lui ferai dire la vérité.
FABio, à Bernardo.
Je meurs d'envie de rire.
BERNARDO
Dissimule encore un peu.
FABIO
Parlé-je bien italien?
BERNARDO
Tu le rends fou.
ALBANO, à Fabio.
Prenez cet dcu, mon ami , et diies-moi....
FABlO.
Que voleté que vi digue?
Celte personnc-là n'cst-elle oas une femme?
FABIO
Como quel... que voleté faré? Diavolo! mon signore il serait ouna femme I
ALBANO
Je sais qu'elle s'est habillée en homme.
FABIO
Ne m'cnnouyez pas, pcr Dio ! que voleté dé mon signore, pour vouioii qu'il soit ouna Temme?
BERNARDO
Quel mon signorc ouna femme?
FABIO
Si.
BERNARDO
0 Dio! que Espagnuolo 1
ALRANO.
riuisscz, petits drôles; je pénètre votre malice.
' Voici la tradvclion de cf« rcn wioearoniqutt^ ■«xqoelt ooui «Ton» conterT^ l'ortlt*» l^rafthc de I.opo : « Si toole la Sicile ëuii no macaroni, le pbare de Mcuine dn via mnsral, le monl Gib«l du fromage rifi, cl que tout les E«|)rgnols ounool <^lë ttiët, ■ <- •• ( :-n,ni„T:.if 1,. Sicilien! >