‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 55 sur 183 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

r.ÉLIA.

Tous ces ducats, Phdnicc, m'ont l'air d'un appât de nouvelle lorte pour votre hameçon.

riIÉMCE.

Mafntenîut que j'ai pris mes informations, je n'ai pas peur dt lui jeter celui-là inutilement. Va m'appeler le Capitaine.

CÉLIA.

Le voici lui-même qui vient.

piiÉNicE, au Capitaine.

J allais vous envoyer chercher.

LE CAPITAINE

En quoi puis-je vous servir ?

mlNICE.

Je veux prêter de l'argent à un homme à un intérêt fort raist nable... pour moi; et comme j'attends en outre un autre bénéfice, je voudrais que vous eussiez la complaisance de dire que cet argent vient de vous, qu'il appartient à des demoiselles de votre connaissance.

LE CAPITAINE

Est-ce qu'on ne vous donne pas de caution?

PHÉNICE

Si fait; on me donne au moins cinquante caisses de draps et de soies de Valence, et, de plus, cent tonneaux d'huile enregistrés. Tout cela est emmagasiné à la douane; j'ai les clefs du magasin, et rien n'en sera livré sans mon aveu ni au maître ni à personne.

LE CAPITAINE

A merveille! cela va bien.

rilÉNICE.

Pourquoi ne vous approchez-vous pas, don Juan?

Parce qu'il est confus de certaines tentatives.

PIIÉNICE.

Ce sont là vos plaisanteries accoutumées.

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