I.E CAPITAINE
Comment! des plaisanteries! non pas, non pas, vive îJieu ! Tout à l'heure ayant appris que vous étiez allée chez lui, il ne s'tn est fallu de rien que je ne lui perçasse le cœur de mon poignard. Heureusement pour lui qu'il m'a demandé pardon, et qu'il m'a apaisé en me disant que s'il vous a jiarlé, c'était avec l'intention de vous épouser. Moi , rencontrant une occ/isiun si favorable , je me suis décidé à renoncer à mes plaisirs et à mes droits ; espérant que s'il ^ous emmené avec lui en Kspagiie, et si je vous retrouve ihhiis un jour ou l'autre, vous vous souviendrez que vous me dercjr voîre situation.
PIIÉMCE.
Ahl ca,pitaine, vous me trompez!
7« LHAMEÇON DE rHÉMCE.
LE CAPITAINB.
Jamais de la vie je n'ai trompé une femme.
PUé.MCB.
Àhî je me confie à votre sincérité espagnole. — Si ce marlaflr* a lieu, je TOUS donnerai le jour même une chaîne valant nifiu ducats.
LE CAPITAINE
J'ai dit à don Juan que vous êtes fort riche.
PH^MCE.
Vous ne l'avez pas trompé; car, à dire vrai, si nous derions nous marier ce soir même, je me ferais fort de lui apporter ff loi quinze mille ducats aussi bien qu'un.
Entre TRISTAN.
THiSTAN, à Phénice.
Lucindo mon maître vous attend à la douane^.
PIléMCK.
Venez, Capitaine.— Toi, Célia, dis à Estacio et à Fabricio qu'ils me suivent avec l'argent.
LE CAPITAINE
Laissez-moi prendre congé de don Juan.
PHRNICE.
Ditet'lm donc qu'il est Tâmc de nin vie.
PINAIIDU
Qu'y a-t-il de nouveau ?
LE CAPITAINE
Nous allons, Phénice et moi, à une affaire obligée. ( Plus bas.) Mlle est folle de vous, don Juan. Elle m'a promis une chaîne de mille ducats. Demeurez ici.
DINAHDA.
Que le ciel vous garde.
PUéMCB.
Ne tardons pas davantage.
TRISTAN, à part.
Noui la («nons! elle est prise !
Ph<<iiicp, l« Capitaine, TritUa ci Célia torteat.