DINAR DA
lit Tioi aussi de vous voir; car je viens pareillement disposé à TOUS donner ou à vous demander les renseignements qui nous sont nécessaires à chacun.
ALBANO, à part.
Dieu me protège. Il m'est impossible d'en douter. Ce don Juan. — - c'est elle.
niNARDA , à part.
Je tremble de peur. 11 a l'air de me reconnaître. Mais quand même je devrais mourir ici, je lui soutiendrai qu'il s'abuse. [Tlaut. Eh bien l puisque vous désirez me parler, je vous écoule.
ALBANO
Quand vous êtes entré dans cette maison vous connaissiez mes vues; pourquoi y êtes-vous revenu depuis?
DINARDA.
Ceci est mon secret que je ne suis pas obligé de vous dire. Dieu seul le saura. Je ne dois pas compte de ma conduite a un homme aussi léger.
ALBANO, à part.
Jésus ! c'est bien elle. Mais Céiia prétend que Phénice ... Cela ne se pourrait pas si ce don Juan est une femme. Cachons-lui mes soupçons jusqu'à ce qu'il se déclare lui-même. {Haut.) Je me suis adressé déjà à vos laquais pour m'in former de vous.
DINARDA.
Très-bien. Et dans quel but, s'il vous plaît?
ALBANO
Je voulais savoir d'eux votre nom et celui de votre pays. — lU se sont moqués de moi.
DINAKDA.
C'est la coutume des pages ^.
ALBANO
Ce n'est pas que je sois effarouché de voir venir dans ces parages un cavalier aussi charmant, aussi aimable; non, je ne suis point jaloux; mais je voulais savoir si vous êtes un homme... bien Icjal, car votre conduite à l'égard de cette femme me semble pleine d'artifices.