‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 58 sur 183 · DINAR DA · texte numérisé non relu

DINAR DA

lit Tioi aussi de vous voir; car je viens pareillement disposé à TOUS donner ou à vous demander les renseignements qui nous sont nécessaires à chacun.

ALBANO, à part.

Dieu me protège. Il m'est impossible d'en douter. Ce don Juan. — - c'est elle.

niNARDA , à part.

Je tremble de peur. 11 a l'air de me reconnaître. Mais quand même je devrais mourir ici, je lui soutiendrai qu'il s'abuse. [Tlaut. Eh bien l puisque vous désirez me parler, je vous écoule.

ALBANO

Quand vous êtes entré dans cette maison vous connaissiez mes vues; pourquoi y êtes-vous revenu depuis?

DINARDA.

Ceci est mon secret que je ne suis pas obligé de vous dire. Dieu seul le saura. Je ne dois pas compte de ma conduite a un homme aussi léger.

ALBANO, à part.

Jésus ! c'est bien elle. Mais Céiia prétend que Phénice ... Cela ne se pourrait pas si ce don Juan est une femme. Cachons-lui mes soupçons jusqu'à ce qu'il se déclare lui-même. {Haut.) Je me suis adressé déjà à vos laquais pour m'in former de vous.

DINARDA.

Très-bien. Et dans quel but, s'il vous plaît?

ALBANO

Je voulais savoir d'eux votre nom et celui de votre pays. — lU se sont moqués de moi.

DINAKDA.

C'est la coutume des pages ^.

ALBANO

Ce n'est pas que je sois effarouché de voir venir dans ces parages un cavalier aussi charmant, aussi aimable; non, je ne suis point jaloux; mais je voulais savoir si vous êtes un homme... bien Icjal, car votre conduite à l'égard de cette femme me semble pleine d'artifices.

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