I.UCIXDO
Nous n'avons plus qu'à partir.
TUISTAN.
D*autant plus que la belle n une douzaine de vaillants k ICD service.
LUCIiSDO.
Je voudrais cependant bien assister à la scène du désabusement.
TRISTAN
Gardez-vous-en bien! gagnons nu contraire, et au plu» vite, la haute mer.
LUCINno
Ah I Tristan, comme elle va crier, pleurer, se désoler :
TRISTAN
Ne m'en parlez pas. Il me semble que je la vois d iri , fi je triomphe.
0 ciel ! accorde-nous un vent propice. Tu ne le refuseras pas à •non vaisseau; car il va voguer sur les ondes chargé d'un butin ;)lus glorieux que celui de la Toison d'or. Que l'on cesse de vanter
ugonnutc Jason; il a été vaincu aujourd'hui par Lucindo le Va-
iicien.
TRISTAN
Zéphyrs bénins, enllcz de voire souffle ami les voiles de notre nauc. .l'ai hâte de me retrouver dans ma patrie pour y raconter mes xploils; car j'ai attrapé aujourd'hui la plus rusée des femmes, , ai tiré un habit de velours et cent ducats de Phénice!... Adieu; demeure en paix, hameçon perfide, appÂt trompeur, pêcheuse de bourses, matou de notre chat! Adieu , Circé, adieu , sorcière; apprends à connaître Tristan !
Lucindo et TrUtan «orlenL C.AMII.O.
Ji; pense, en y réfléchissant, que nous ne ferions pas mal de reniirner vers les bords de la mor.
ALBANO
Oui, il faut qu'avant la nuit je voie le vaisseau dans lequel il est "^cv^n, 4'y irouverni sans doute quelqu'un qui m'apprendra le nom lo ce personnage. Je ne puis négliger cette affaire.
CAMII.O.
Vous avez raison. D'ordinaire l'offenseur écrit son injure sur le il»le et l'offensé l'imprime sur le marbre; tandis qu'an reboun celui qui a oulrngé un homme devrait sans cesse avoir sa propre injure présente à sa mémoire.
Caniilo cl Albaoo torl«ol.