‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 62 sur 183 · ACTE 111, SGÈN.v 111. $i · texte numérisé non relu

ACTE 111, SGÈN.v 111. $i

SCÈKE m.

Le salou de Phénice.

Entrent PHENICE et GELIA.

CÉLIA.

Voua êtes bien contente?

PHÉMCE.

Jamais je n'ai eu tant de joie. J'ai ramené dans ma maison v.n homme q'ji va faire ma fortune, et j'épouserai par son moyen celui que j'adore. — Ah! Célia, comme je l'ai trompé! Kn vérité, je le plains, ce pauvre garçon I Us ne sont pas malins, les Espagnols!

CELIA

Par Dieu! l'Espagne est un pays de montagnes qui ne produit que des hommes d'un esprit lourd , lent, paresseux. S'ils ont conquis les Indes, ma foi 1 c'est pour enrichir lltalie et la France. Partout où ils portent leurs armes ils laissent leur argent.

PHENICE.

Qu3l immense bénéfice j'ai en perspective! D'abord les trente pour cent, ce qui n'est pas à dédaigner. Puis ce que je pourrai retirer sur le capital que je prête. Puis j'ai dans mon secrétaire les clefs du magasin, et j'y entrerai quand je voudrai. - Mai?, à propos, Célia, où est le capitaine?

céLIA.

11 est allt voir don Juan.

Entre BER>ARDO.

BER.XARDO.

Que votre seigneurie me donne la main comme a son pa^e.

PHÉXICK.

Mon ami! mon frère!

BERNARDO

Puissiez-vous être heureuse avec le seigneur don .lu.ni |mim1;iiii dix siècles et plus ! Amen.

PHÉMCE.

Prenez cette bague, Bernardo ; c'est un diamant de cinquante écus; je vous l'ollre au nom de cet aimable Espagnol, votre maître et le mien.

BERNARDO

le Vaccepte sans façon.

Entre F.4BI0.

FABIO

Je baise les mains et les pieds de votre seigneurie.

PHÉNICf..

OFabio!

82 I.'HÀMEÇON DE PHÉNICE.

FABIO

Que le ciel , ma belle patronne , vous accorde les jours les plu» fortunés dans cette union !

PHÉXICE.

Acceptez '-e bijou, mon Fabio.

FABIO

Je vous rends mille grâces, ma belle patronne. Entre LE CAPITAINE.

lE CATITAINE.

T,c seigneur don Juan m'envoie vous prier de l'attendre.

IMIÉ.MCE.

0 mon cher capitaine ! vous êtes vraiment mon appui et mon père. Tenez, veuillez porter celle chaîne à mon intention.

LE CAriTAINB.

^ s n'aviez pas besoin de tol.i pour retenir un homme qui vous est eiicliaîné par son dévouement; mais puisque vous l'exigei, je porterai votre chaîne à jamais comme voire esclave soumis.

Eiilrc DINAR D.\.

DINARDA.

Excusez mon retard , ma chère ame

rUK.MCE.

Soyez le bienvenu , mes amours.

DI.NARDA.

Quel bonheur égale celui d'un homme que vous agréez pour mari I

PIlé.MCE.

Que pourrai-je vous donner en rerAnn licconro (Je ces douce» paroles ?

niNARDA.

Je n'aspire qu'à cueillir au plus tôt les roses qui embellissent votre bouche.

vui.\\Œ.

En attendant, veuillez accepter ce diamant, qui n'a pas son pareil à Palerme.

DINAnhA.

Il est beau , sans donlc; mais vos ycui ont encore plus d'éclat et lancent plus de feux.

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