I-I^ONKl
J'ai tÂché d'acquérir les connaissances les plus importantes.
BAKRII.nO.
Depuis que T'^n voit imprimer tant de livres, il n'est plus personne qui n'ait des prétentions à ^trc savant.
LI^ONBL.
Ef moi je pense que jamnrs on n'a été plus ignorant ; car l.i (ju.inlilé d'objets étant trop considérable, l'esprit ne peut se concentrer, les idées se confondent ; celui qui est le plus accoutumé à lire est épouvanté rien qu'en parcourant les titres des ouvrages, et les efforts des lettrés n'aboutissent le plus souvent qu'à un vain étalage. — Ce n'e«t pas que l'art de Timprimeric n'ait tiré une foule de génies de l'enfance où ils étaient sans lui destinés a languir; ce n'<?i
Oo appelle fn Espagne tl numidero (U mcosonscric) Tcn Jroil où a dibiw.nt l •• ^•CMvello*. Cm d'orJioairo la place publique, deTtol l'ëgtite. * I.«pe de Vejia avail ctudié à AlcaU.
pas que je lui conteste la gloire de conserver les œuvres de l'esprit contre les outrages du temps qui fixe ensuite leur mérite; et l'illustre Guttenberg de Mayence, inventeur de cet art, a acquis des droits immortels à l'admiration et à la reconnaissance des hommes. Mais beaucoup par l'impression de leurs ouvrages ont perdu la réputation dont ils jouissaient; beaucoup d'autres font imprimer leurs impertinences sous le couvert d'un nom célèbre; et il y a des méchants qui, poussés par une basse envie, prennent le nom de l'homme à qui ils en veulent, et pour le décréditer lui prêtent les folies et les sottises qu'ils publient •.
BARRILDO.
Croyez-vous bien que l'envie aille jusque-là?
LÉONEL.
Eh ! mon Dieu l ne faut-il pas que îe sot se venge toujours de l'homme de talent ?
BARRILDO.
Léonel, l'imprimerie n'en est pas moins une belle découverte.
LÉONEL.
Sans doute; mais beaucoup de générations s'en sont passées, et nous ne voyons pas que la nôtre produise pour cela tant de Jérômcs et d'Âugustins.
BARRILDO.
Laissons cela et asseyons-nous ; vous êtes de mauvaise humeur. Enlrenl JUAN ROXO et UN AUTRE LABOUREUR.
JUAN
Maintenant, pour peu qu'on veuille faire les choses à la mode, il faut quatre domaines pour payer les frais d'un mariage; et vous remarquerez, s'il vous plaît, que les plus riches et les plus pauvres font les mêmes folies.