SCÈNE V
La place de Fontovëiiine.
Entrent les Paysans cl les Paysannes, précédés de la musique ; on porte wr la pointe dune lance la lôle du commandeur.
TOCS.
Qu'Isabelle et Ferdinand Vivent mille ans , Et meurent les tyrans 1
BAHRILDO.
Chante ton couplet, Frondoso.
FnONDOSO.
Eh bien, soit pour mon couplet 1 mais s'il y manque un pied par hasard, qu'un plus habile le raccommode. Vive le roi Ferdinand Et la reine l-^aboUe, Qui s'aimcnl leiuircmcnl.
Elle digne de lui, lui digne d'elle 1 Que l'archange saint Michel Veille sur eux du haut du ciel ; Qu'ils vivent mille ans, El meurent les tyrans l LAURENCU.
A ton tour, Barrildo.
DARRILDO.
Volontiers.— J'y ai déjà pensé.
Alors ce sera fameux.
BARRILDO.
Vivent nos deux roi»,
Tous deux à la fois !
Que vainqueurs des géants Ls vivent mille ans, Et meurent les tyrtns I
TOCS.
Qu'ils vivent mille ans , El meurent les tyrans l
LAUUENCIA.
Et Mengo, est-ce qu'il ne chantera pas?
^ FRONDOSO
; A toi, Mengo.
MENfiO.
Moi, je suis un poète indiscipliné.
PASCALE
Tu as cependant reçu la discipline'.
HENGO.
Un diaianche matin Que je n'y pensais guère, Ce vilain malin Me fit donner les étrivières ; Mais je ne crains plus sa colère.
Vivent les rois chrétiens , Et meurent tous les chiens l
TOCS.
Que nos rois vivent mille ans!
Et meurent les tyrans!
KSTÉVAN.
Qu'on emporte cette lôte.
UËNGO.
il a une vraie figure de pendu.
Juan Roxo monire un écusson aux arraes de Gastille et d'Aragoo,. JUAN.
Aies amis, regardez I
ALONZO
Ce 8ont les armes de no8 rois.
KST^VAN.
Porte-les ici.
JUAN
OÙ deyons-nous les placer?
ALONZO
Sur la porte de la municipalité^.
ESTÉVAN.
Voilà un bel écusson !
BARRILDO.
Quelle joie !
FRONDOSO
Voilà un soleil qui nous promet un beau jour.