IE.\G
Ahie! ahicl
LK juai.
A.iuUbl serre l
MBNttO.
Ahiel uhie!
LE JOftft.
As-tu besoin d'aide?
Aon' "Nhie!
LE JUGE
Réponds, misérable; qui a tué le commandeur?
MENGO.
Ahie! Je vais vous le dire, seigneur.
LE 3UG3, au bourreau.
Lâche un peu la main.
FllONDOSO.
a va tout avouer.
iE JUGE.
Laisse-le en repos.
MENGO.
Doucement; je vais parler.
LE JUGE
Qui l'a tué?
Seigneur, c'est Fontovéjune.
LE JUGE
A t-on jamais vu pareille obstination I Ils se rient de la douleur, et ceux sur qui l'on compte le plus sont ceux qui nient avec le plut d audace.— Laisse-les, je suis fatigué.
FftONDOSO.
0 Mengol que Dieu te ré»:ompenseî... Tu m'as ôté toutes mai craintes.
i<nironl MENGO, liARRILDO et ALOÎSZO.
BARHILDO.
Vive Mengo !
ALOiNZO.
C'est trop juste.
BARRILDO.
Vive, vive Mengo !
FRO.NDOSO.
Tu as bien raison.
MENGO.
Ahie! ahie M
BARRILDO.
Tiens, ami; bois, mange.
HENGO.
Ahie! qu'est ceci?
De la conûture de citron.
MENGO.
Âhiel
FRONDOSO
Verse-lui à boire.
' Il y a dans le reste de celte scène un leu de mota continuel sur ay [ah! oMêi liAte»jeclion de douleur) et hay, que l'on ëcrii souvent de même (il y a, ou t'I yit« .^ >i.y ena-t-il?
FONTOVÉJUNB.
Kii voilà.
BAKRILDO,
Bon ! cela passe bien Donnez-lui encore à Ahî mes amisi
FROXDOW.
LAURKNOl.
manger.
MBNGO.
BARRILI>0.
Encore ce verre à ma sanlé.
LAURENCU.
il bûii à merveille.
FRONDOSO
Qui bien nie doit bien boire.
BARRILTM}.
En veux- lu encore?
MENGO.
liélas! oui.
FRONDOSO
Bois, mon brave Mengo ; lu l'as bleu gagné.
LAUHBMCU.
Il avale d'un irait.
FHONDOSO.
CouYrons-le, il a froid.
BAHRILbO.
Veux-lu encore boire'
MENGO.
Oui, encore trois coups , bêlas !
FRONDOSO
Ne t'inquiète pas, il y a encore du vin.
BARRII.DO.
Bois à ton plaisir, cela t'est dû.— Qu'est-ce que tu eprouvef f
MBXr.O.
«'ai la poitrine en feu. Rentrons ; je sens que je m'enrnume.
FRONDOSO
Va, mon ami. Qui a tué le commandeur?
Je m'en vais vous le dire... c'est Fonlovéjunetie '.
Mon^o, Barrililo Gl le Rëgiiinr sorletL FRONDOSO.
11 est juste qu'on prenne soin de lui. Et toi, mon amour, réponds; qui a tué le commandeur?
LAURBWaA.
Mon bien, c'est Fontovéjune.
' Fuentc-OvojiioiGa, diminuUrde Fucnlc-OTejooa
JOUIliM-li III, SCÈNE VIII. 140
FRONDOSO
Est-ce bien vrai ?
LAUKENCIA
Oui, c'est Fonlovéjunc.
rnoxîioso.
Et moi, coinnient t'ai-je tuée?
LAUREXCIA.
Par l'amour que tu m'as inspiré.