‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français] (volume 2)Chapitre 98 sur 183 · IE.\G · texte numérisé non relu

IE.\G

Ahie! ahicl

LK juai.

A.iuUbl serre l

MBNttO.

Ahiel uhie!

LE JOftft.

As-tu besoin d'aide?

Aon' "Nhie!

LE JUGE

Réponds, misérable; qui a tué le commandeur?

MENGO.

Ahie! Je vais vous le dire, seigneur.

LE 3UG3, au bourreau.

Lâche un peu la main.

FllONDOSO.

a va tout avouer.

iE JUGE.

Laisse-le en repos.

MENGO.

Doucement; je vais parler.

LE JUGE

Qui l'a tué?

Seigneur, c'est Fontovéjune.

LE JUGE

A t-on jamais vu pareille obstination I Ils se rient de la douleur, et ceux sur qui l'on compte le plus sont ceux qui nient avec le plut d audace.— Laisse-les, je suis fatigué.

FftONDOSO.

0 Mengol que Dieu te ré»:ompenseî... Tu m'as ôté toutes mai craintes.

i<nironl MENGO, liARRILDO et ALOÎSZO.

BARHILDO.

Vive Mengo !

ALOiNZO.

C'est trop juste.

BARRILDO.

Vive, vive Mengo !

FRO.NDOSO.

Tu as bien raison.

MENGO.

Ahie! ahie M

BARRILDO.

Tiens, ami; bois, mange.

HENGO.

Ahie! qu'est ceci?

De la conûture de citron.

MENGO.

Âhiel

FRONDOSO

Verse-lui à boire.

' Il y a dans le reste de celte scène un leu de mota continuel sur ay [ah! oMêi liAte»jeclion de douleur) et hay, que l'on ëcrii souvent de même (il y a, ou t'I yit« .^ >i.y ena-t-il?

FONTOVÉJUNB.

Kii voilà.

BAKRILDO,

Bon ! cela passe bien Donnez-lui encore à Ahî mes amisi

FROXDOW.

LAURKNOl.

manger.

MBNGO.

BARRILI>0.

Encore ce verre à ma sanlé.

LAURENCU.

il bûii à merveille.

FRONDOSO

Qui bien nie doit bien boire.

BARRILTM}.

En veux- lu encore?

MENGO.

liélas! oui.

FRONDOSO

Bois, mon brave Mengo ; lu l'as bleu gagné.

LAUHBMCU.

Il avale d'un irait.

FHONDOSO.

CouYrons-le, il a froid.

BAHRILbO.

Veux-lu encore boire'

MENGO.

Oui, encore trois coups , bêlas !

FRONDOSO

Ne t'inquiète pas, il y a encore du vin.

BARRII.DO.

Bois à ton plaisir, cela t'est dû.— Qu'est-ce que tu eprouvef f

MBXr.O.

«'ai la poitrine en feu. Rentrons ; je sens que je m'enrnume.

FRONDOSO

Va, mon ami. Qui a tué le commandeur?

Je m'en vais vous le dire... c'est Fonlovéjunetie '.

Mon^o, Barrililo Gl le Rëgiiinr sorletL FRONDOSO.

11 est juste qu'on prenne soin de lui. Et toi, mon amour, réponds; qui a tué le commandeur?

LAURBWaA.

Mon bien, c'est Fontovéjune.

' Fuentc-OvojiioiGa, diminuUrde Fucnlc-OTejooa

JOUIliM-li III, SCÈNE VIII. 140

FRONDOSO

Est-ce bien vrai ?

LAUKENCIA

Oui, c'est Fonlovéjunc.

rnoxîioso.

Et moi, coinnient t'ai-je tuée?

LAUREXCIA.

Par l'amour que tu m'as inspiré.

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