‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français]Chapitre 121 sur 150 · ACTE II, SCENE II · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE II

PALCA.

C'est rooi-mème

UOLCAN.

Toi?

PÀLCA.

Oui.

DDLCAN.

Ta vue seule me console. N'étais-tu pas captive ?

PALCA.

Taisez- vous ; car le ciel vous visite, et chassez loin de vous ces soupçons qui vous privent du bonheur de voir nos hôtes. Ils ne fiennent pas pour la guerre, mais pour la paix.

DULCAN.

Je demande pardon au ciel de les avoir mal jugés. Ils t'ont parlé?

PALCA.

Certainement.

DDLCAN.

Qu'as-tu compris?

PALCA.

Qu'ils désiraient manger, et qu'en retour de ce que vous leur donneriez, ils vous apporteraient des objets comme ceux que voici.

DULCAN.

Oh ! comme cela est beau I... et comme cela sonne bien

PALCA.

Voyez encore les belles choses.

TACOANA.

Est-ce qu'ils en apportent beaucoup de semblables?

PALCA.

Beaucoup, belle Tacuana. {Montrant le miroir.) Et en voici un qu'ils m'ont donné qui est uni et brillant comme la surface de l'eau, et dans lequel il y a un visage.

dulcan.

Quel heureux destin les a conduits vers ces lieux où jamais étran i;sr n'est venu ?

PALCA.

Regarde, Tacuana.

TACUANA.

O ciel î

AUTÉ.

Montre-moi. (// se regarde.) — Ah! qu'ai-je vu? — Reprends cela.

TAPIBAZU.

Fais-moi voir. [Ilie regarde.) En vérité, il me semble que c'esl moi. — Regardez-vous tous. Que craignez-vous?

ÎCO L\ DÉCOUVKUTK DU NOUVEAU MONDE.

DLM.CAN.

Tu as raison, cacique; ce «onî kurs visages.

TAPIRAZU.

Et maintenant c'est le lien.

DULCAN.

Regardez-moi.

TAPIRAZU.

Nous te voyons.

DULCAN.

Quoi! ce visage est le mien?

TAPIRAZU

Absolument le même.

DULCAN.

Ainsi donc nous sommes maintenant deux caciques pour gouverner ce pays! —Si ces hôtes n'étaient point venus, je vous jure bien que dès ce jour je cesserais d'adorer le Soleil.

TAPIUAZU.

En voilà cinq ou six qui s'avancent. Fuyez à travers ces rochers. Enlrcnl COLOMB el LES ESPAGNOLS.

PALCA.

Descendez, descendez; n'ayez pas peur.

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