SCÈNE YI
A Barcelone.
2a.r2.1t FERDiNANH, ISABELLE cl le Cortéjre.
FF.RDINAND.
Oui, madame, Colomb est de retour. Il est entré aujourd'hui i Barcelone, nous npporlatit la couronne d'un nouveau monde. Cela est positif; beaucoup de gens l'ont vu,
/«iBELLE.
C'est la plus grande merveille de notre siècle.
FERDINAND
Les siècles passés n'ont rien vu, ni les siècles futurs ne verront rien de semblable.
Entre GONZALVE DE CORDOUE.
nONZALVE.
Madame, Colomb vient d'arriver entouré d'une foule immense. C'est un spectacle étonnant.
FERDINAND
Il mérite de tels honneurs, l'homme qui a accompli de si grandes choses; et le monde peut l'admirer comme un prodige sans égal, puisqu'il a donné un monde aux rois de Caslille.
Entre DON ALVARO.
DON AI.VARO.
Colomb est à la porte du palais.
FERDINAND
Qu'on l'ouvre des deux côtés, ou même qu'on abatte le mur, comme on fil à Troie pour le Palladium • ; car il faut de la place à un homme qui vient avec un monde.
ISABELLE
Qu'on ouvre toute la porte au conquérant d'un monde, puisque la Ucnommée lui a déjà ouvert la porte de la Gloire.
Enlrc COLOMB. 1/ est suivi de six Indiens à demi nus el latou^; deux l*»Re« laecompiiKneni portant sur des plais d'argent, l'un des lingots d'or, l'autre (les perroquets.
COLOMB
Illustre prince, et vous, héroïque princesse, permettez que j'embrasse vos genoux.
FERDINAND
Je ne puis en croire mes yeux. C'est bien lui.
ISABELLE
Oui, c'est lui-même.
COLOMB
Ilois catholiques, dans l'espace de huit mois je vous ai conquis et je vous apporte nn autre monde à gouverner. Vous voyez, comme prémices de ce monde, ces hommes et cet or.
FERDINAND
I".t je vous en rendn grâce. — Levez-vous, levez-vous, nouvel Alexandre plus grand que le premier : car lui, il passa sa >ie à
Como en Croya al l'aUidron.
I o IMlla<liittn di'« Trovrn* ««laii la H-niiie Ao P;illi«. Vnii je ueiaclw» pai qu'on ait abalio '. iiiiM ]•>•«' 1 I fini" .1.11. r il.it. s la vill.-. r.Ni rii.in. ni L««)'C «i» «Ta lains»* j.rpot-cupi T p»f I.V.. >.. i . une «|u'il iiiira faii ek|>réi do con-