‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français]Chapitre 19 sur 150 · I.VLIIA · texte numérisé non relu

I.VLIIA

Secouez la farine qui vous couvre, et vous verrez qui a badiné avec vous.

IF lOMTK.

Si c'est cette main qui m'a jeté ccl.i, je suis loin de m'en plaindre; je m'en félicite.

lATRA.

Pourquoi donc disiez vous: « Je .suis aveugle, j'étouffe?...» 11 n'y a que les pourceaux qui s'étouffent dans le son.

IF. COMTF.

Pour moi, c'était le plaisir qui m'aveuglait et ro'étouffait; car ni mes yeux ne peuvent supporter l'éclat de votre aspect, ni non sein ne peut contenir la joie qu'il me donne. i..\i;nA.

Kh bien ! secouez donc votre farine.

LE COMTE

Non pas*, il convient que je reste taché de votre jolie main.

LAURA, à part.

Comme il parle bien! {Uaut.) Allons, flatteur, secouez la farine qui vous a blanchi.

LB COMTE

Non, certes, ma belle; de cette façon je serai mieui déguisé.

LAURA, à part.

Ma belle! [Haut.) De qui donc est-ce que vous vous cachez?

LE COMTE

De la mort qui me poursuit. Mais à présent, par votre présence, vous m'avez rendu la vie, vous m'avez sauvé.

LAURA

Mon Dieu! non. Je vous ai seulement marqué comme un meunier.

LE COMTE

Si VOUS êtes meunière, je n'eo suis pas fàchë.

LAURA

Oui, je suis de ce moulin qui est proche.

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