I.K COMTE
Je l'ai juré.
À la fin, il est parti
MELAMPO.
Mais il reste ici, Laura, quelqu'un qui te désire et qui te conjure de croire a sa fui. Considère donc un peu la folie que tu faisais avce lui et avec moi, puisque tu méprisais un ami sincère et dévoué pour un pcrlide ennemi. Pourquoi ne m'aimcrais-lu pas, ingrate, puisque tu connais mon amour?
LAURA, à part.
Les femmes ne sont rien pour les hommes volages. li> ir> jiminent, ils I«'s quittent, et puis - adieu. Mais puisque celui-là me délaisse, je ne veux pas qu'il se n>oque de moi. Je feindrai d'(^lrc contente et d'aimer celui qu'il me conseille de prendre. Qui sait? pcut-ôlre «lue cela me le ramènera. L'homme qui oublie le plus tôt, quand il voit (ju'ou en prend son parti, il revient souvent plus fou que par le passé. {Haut.) Mclanipo, je désire être meilleure pour toi, p.-ircc que ton attachement et ta passion le méritent. Il y a d<;ux nu trois jours que je causais avec mon père et qu'il avait envie d*^. me marier à cause qu'il se fait vieux. 11 me disait de choisir <1e Martin ou de toi celui des deux qui me plaisait davantage: m.iis ji< ne lui ai pas répondu. Vois mon père, et dis-lui que c'est ici que j» \eux pour mari, que ton amour m'a touchée et que je l'aime. iNouf serons heureux ensemble.
MELAMPO.
LAURA
MEI AMPO.
Parles- lu sérieusement?
Oui, par Dicul Tu ne badines pas?
LAURA
Non, certes.
Mr.lAMPO.
Donne-iiul ta main, mt chérie, pour gnge de mon boDheur.
30U RISEE ni, SCENE IL oi
LAURA
La voilà, ma chère âme.
HELAHPO
0 amour! j'étouffe de joie.
LAURA
Je l'assure que je serai un jour à toi.
MELAMPO.
Tu mêle jures?
Sur ma viel Bien vrai ?
Je l'ai juré.
LAURA
UELAHPO.
LAUHA.