UNO
Tu connais mon cheval châtain qui vole presque aussi vite que le vent ; je te le prête. Pelage t'accompagnera sur le cheval auber.
SANCHE
Pour ne pas vous contrarier, je cède. — Est-ce que tu viendras avec moi , Pelage ?
PELAGE
Certes oui; et si content de voir ce que je n'ai jamais vu, que je fOUS rends mille grâces de vouloir bien m'emmener. Ou dit que la capitale est un vrai paradis; aue les rues y sont pavées d'omelett(«
et de beignets; que tous les étrangers y sont traités et régaléi comme s'ils revenaient d'Italie, de Flandre ou de Maroc; enCn que c'est un sac où la fortune réunit pftle-mèle toutes les pièces de"<^- ;hiquier, les noires et les blanches. Partons au plus lui.
SANCIIE.
Adieu , mon père. Donnez-moi votre bénédiction.
NUNO
Mon fils, tu as du bon sens et de l'esprit. Parle aa roi comme il convient.
SANCUB.
Ah! soyez tranquille, je n'aurai pas peur devant lui pour redemander Elvire. — Allons, partons.
NUNO
Adieu, Sanche.
SANCIIE.
Adieu, mon père. — Adieu, adieu, Elvire
Adieu, adieu, mes petits cochons !