NU^O
On en veut donc À ses jours ?
ELVIRB.
Le tyran a juré sa mort.
NUNO
Siuiclic saura se mettre à couvert.
ELVIRB.
Oh ! que ne puis je m'élanccr de cette fenêtre dans vos bras!
NUfiO.
.4vec quelle tendresse, avec quelle joie lu serais reçue!
El.VIUK.
On m'appelle, mon père, il faut que je vous quitus. Adieu, idicu !
Elle le rctir<>.
NUNO
Adieu , ma fille. — Pauvre enfant! je ne la verrai plu#. Je n'ai plus qu'à mourir.
Enlre DON TELLO.
TBLLO.
Qu'est ceci? A qui parles-tu là ?
NONO
le contais mes douleurs aux pierres de ces murs , et elles souffrent elles-mêmes de voir avec quelle rigueur vous traitez un vieillard. Elles sont moins insensibles que vous. Elles n'ont pas refusé à mon malheur les consolations dort il a tant besoin
TKLLO.
Je vous connais, vils paysans; mais vous aurez beau employer tour à tour la plainte et la ruse, l'objet de ma passion ne sortira point de mes mains. C'est vous qui causez ses maux , vous qui ne voulez pas l'engager à céder à mes vœux. Pour moi je l'aime , je l'adore, et ne veux que son bonheur. Après tout, qu'est-ce donc qu'Elvire? N'est-elle pas une pauvre fille des champs, vivant de mon pain comme vous en vivez tous? Mais peut-être, voyant la faiblesse des hommes , vous vous êtes figuré que la naissance et la richesse ne tiendraient pas longtemps contre la jeunesse, les grâces et la beauté !
NUNO
Je n'ai rien à répondre, seigneur. Que le ciel vous conserve!
TKLLO.
Sans doute il me conservera... et vous, il vous récompensera selon vos mérites.
ndSo , à part.
Se peut-il que le monde souffre qu'on se joue ainsi des lois les plus saintes!... Quoi l il faut que le pauvre abandonne son honneur, et que, de plus, il remercie celui qui l'outrage! Uélas! pourquoi a-t-il tant de pouvoir celui qui n'a d'autre règle que sod caprice?
Uioru TELLO.
CeUoT
Entre CBLIO.
CKUO.
Seigneur?
TKLLO.
Conduis sor-le-champ Ëlvire où je t'ai dit.
CBLIO.
Réfléchissez, seigneur, k ce que vous allez faire.
TKLLO.
Je n'ai pas à réfléchir. Je m'abandonne à l'amour qui m'aveugle.
CBLIO.
8ongez-7, de grâce; il serait cruel et barbare d'user de force tnyen une femme.
TELLO
Si elle avait élé plus raisonnable avec moi , je n'anrais pas recours à la violence.
CELIO
Savez-vous , monseigneur, que j'admire la chasteté, la constance avec laquelle elle se défend ?
TELLO
Tais-toi. Je suis à bout de patience, et je ne sais comment j'ai pu supporter si longtemps une résistance aussi injurieuse. Tarquin n'attendit pas une heure, et avant qu'une nuit se fût passée il était maître de sa dame. Et moi j'aurai si longtemps atteodu le consentement d'une petite paysanne!
CELIO
Rappelez-vous aussi le châtiment de Tarquin. Il faut se régler sur le bien , non sur le mal.
TELLO
Mal ou bien, il n'importe, il faut qu'aujourd'hui même je triomphe de ses dédains. Maintenant ce n'est plus l'amour qui m'anime, c'est l'orgueil, c'est la rage. Il est temps qu'elle se repente de son obstination et que j'en sois vengé I
Ibtortcau