‹ Théâtre de Lope de Vega. Traduit [en français]Chapitre 91 sur 150 · ACTE I, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE III

ses jardins, laissez l'ambre et les fleurs, et montez a cheval, prenez la lance. Songez-y, déjà Grenade ouvre ses portes , et lorsque les grenades s'entr'ouvrent, c'est signe qu'elles sont mûres^ Le roi Ferdinand a juré que d'ici à trois jours il aurait placé un si beau fruit sur sa table royale*.

MAHOMET

Hélas! quel malheur est le mien I — Crois-tu, Zélin, que je puisse iéfendre la ville?

zéLix.

Il est bien tard, et ce sera difficile. Le roi Ferdinand a juré d'f entrer de vive force et de la saccager.

MAHOMET

Si je me rendais?

ZÉLIN.

Le roi Ferdinand vous imposera de dures conditions.

MAHOMET

Ah l Zélin, je suis perdu. J'ai besoin de tes conseils, ne me les refuse pas. — Il faut, Dalifa, que je m'occupe de ton salut et du mien.

DALIFA.

Je mets ma confiance dans Allah !

MAHOMET

II est mon seul espoir. — Aujourd'hui même Zélin ira trouver de ma part ce grand capitaine.

ziLiw.

Eh quoi I vous vous rendez déjà ?

MAHOMET

Ai-Je donc quelque autre ressource?

IbaortenU

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