‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 123 sur 327 · SCENE IL · texte numérisé non relu

SCENE IL

ÏDAMORE, NÉALA; ÀLVÀK, guerriers,

PRÊTRESSES , dans le fond.

ÏCEÀLÀ.

Pourquoi me déguiser vos nouvelles alarmes ? Ces hommages publics , ces emblèmes , ces armes , Des festons suspendus les riantes couleurs , Importunaient vos yeux où j'ai surpris des pleurs. Avez-vous des chagrins que vous deviez me taire , J'en saurai sans effort respecter le mystère ;

(Quand d'un zèle inquiet je cherche à l'éclaircir, C'est moins pour les savoir que pour les adoucir.

IDAMORE

Néala, chère épouse, ô oobie et tendre amie , Contre une horreur pieuse es-tu bien affermie ? Tes crédules esprits détrompés par ma voix, Cédant au vœu d'un père, ont confirmé son choix; Mais c'est peu, si, troublé d'une frayeur nouvelle , A l'autel près de moi ton courage chancelle. Est-il bien sûr de lui?

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