‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 313 sur 327 · SCENE I · texte numérisé non relu

SCENE I

DANVILLE, VALENTTN.

( Ils se regardent quelque temps sans rien dire.)

VALENTm.

Nous avons fait, monsieur, une belle campagne!

DANVILLE

Désarmé! Le malheur en tout lieu m'accompagne. Ah! pourquoi de mon fils me suis- je séparé? Il m'aurait vengé , lui !

VALEKTIN.

Mais...

DANVILLE

3 e le reverrai.

VALENTIN

Vous battre , vous !

3io L'ÉCOLE DES VIEILLARDS.

DANVILLE

Sais-tu que ce discours m'assomme'

VALENT!»

Allons, n'en parlons plus... Ce Duc est un brave homffi

DANVILLE

Lui!

VALENTIN

Mais, monsieur...

DANVILLE

Lui! traître!

VALENTIN

Il se bat sans témoin C'est un bon procédé.

DANVILLE

Je reconnais ce soin , Il pensait à ma femme.

VALENTIN

En outre, après l'affaire, Que d'excuses sans nombre il est venu vous faire! Que de raisonnemens , qui m'ont paru fort beaux! Son récit m'a touché.

DANVILLE

Je te dis qu'il est faux. Mais je n'y croirais pas, non, fût-il véritable.

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