‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 318 sur 327 · ACTE V, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE III

DANVILLK.

O ciel !

On n'en doutera plus.

Parbleu, c'est officiel!

Et d'autant plus heureux , que , tremblant pour ma place , J'oppose ton crédit au coup qui la menace; Car tous tes beaux sermens , quand on en vient au fait, Sont , comme tes sdUpers , de grands mots sans effet. Mon affaire avec toi prend un tour fort sinistre : J'ai su qu'on en parlait hier chez le ministre. 1

DANVILLE

(A madame Sinclair.)

Voilà le dernier coup! comment!

MADAME SINCLAIR

Sans contredit :

Il l'a dit à sa femme , Hortense me l'a dit , ' }

Moi , je l'ai dit au bal : le tout pour votre gloire.

DANVILLE

Exposer un ami!

MADAME SINCLAIR

Non , je rie puis le croire.

Un mot d'Hortense au Duc, et tout est arrangé.

BONNARD, avec joie.

Ah!

3i8 L'ÉCOLE DES VIEILLARDS.

DAN VILLE

L'on t'abuse ici sur le crédit que j'ai ; Je n'en ai pas, Bonnard.

MADAME SINCLAIR

Monsieur, venez me prendre; Avec vous chez le Duc c'est moi qui veux descendre. Tout-à-Pheure en son nom je vais vous présenter.

DÀNVILLE.

Eh! madame! •

BONNARD

Mon cher , permets-moi d'accepter.

Répare au moins le mal que tu viens de me faire.

DAN VILLE, à part.

Maudit respect humain qui me force à me taire!

BONNARD , à madame Sinclair.

J'ai deux mots à lui dire, et vous m'excuserez, Deux mots, et je vous suis.

MADAME SINCLAIR

Monsieur, quand vous voudre

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