‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 49 sur 327 · LORÉDAN, PROCIDA · texte numérisé non relu

LORÉDAN, PROCIDA

Oh! que l'incertitude est un affreux tourment, Et qu'une heure d'attente expire lentement! Nos conjurés , mon fils , tardent bien à paraître.

LORSOA.N.

Ils viendront assez tôt pour fléchir sous un maître. Nous allons de Montfort embrasser les genoux!

Peut-être....

LOREDAN.

Contre lui que peut notre courroux?

Gaston veille en ces lieux; le tromper, le séduire,

Vous ne l'espérez pas.

procidà.

Il ne peut plus me nuire.

LORÉDAN

Comment?...

Nous parcourions ces portiques déserts, Qui des murs du palais dominent sur les mers, f J'observe, il était seul. Soudain je prends ce glaive, Je me retourne et frappe; il tombe, je l'enlève , L'abîme l'engloutit, et sa mourante voix M'accuse au sein des flots pour la dernière fois.

LORÉDAN

Mais ne craignez-vous pas que bientôt son absence ?...

; Il est de ces instans où l'audace est prudence.... Montfort pour reposer vient d'éloigner sa cour; f II sommeille, accablé par la chaleur du jour....

LORÉDAN

Qu'osez-vous méditer?

Nos amis vont rn entendre.

Malheur àl'imprudent qui nous viendrait surprendre!

' ( Il descend au fond du théMtre , d'où Ton découvre la cathédrale et les principaux monumen* de Palerme. )

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