SCENE IL
NÉALA, IDAMORE.
NÉALA.
Idamore ! ah ! parlez.
Idamore, est-ce vous ?
IDAMORE
Néala L. vous tremblez.
Ne craignez plus.
NEALA.
ODi2ux!
Que ma voix vous rassure.
NÉALA.
Quoi! j'ai percé l'horreur de cette nuit obscure ! Où suis-je , et qu'ai-je fait ? Venez, quittons ces lieux...
IDAMORE
Vous les avez choisis.
NÉALA.
Moi ! j'outrageais les cieux !
Venez... divinités de ce bois formidable, J'épargne à votre oreille un entretien coupable.
Ne me punissez pas!... Où fuir, et quels chemins Déroberaient ma honte aux regards des humains ?
1DAMORE.
Demeurez , Néala : pouvez-vous craindre encore, Quand vous vous appuyez sur le bras d'Idamore?
wi A LA.
Mes yeux n'ont rencontré que présages de deuil : Du temple, en m'échappant, j'avais heurté le seuil , La flamme des trépieds jetait des feux sinistres, J'ai frémi...! Si quelqu'un de nos pieux ministres, Si mon père...
IDAMOKE.
Tout dort , bannissez votre effroi.
néala.
Eh ! dorment-ils ces dieux que je trahis pour toi ? Va, leur voix empruntait, pour troubler mon cou rage , Le murmure des vents et le bruit du feuillage; Etquand dans ces rameaux, qui m'accusaient tout bas, Mes voiles arrêtés ralentissaient mes pas, C'était la main des dieux, oui , leur main vengeresse, Qui, prête à la punir, arrêtait leur prêtresse.
IDAMORE
Eh bienl retournez donc au pied de votre autel; Portez*lui vos terreurs. Offrez à l'Éternel Mes soupirs dédaignés, mes feux en sacrifice;