‹ Théâtre de M. C. DelavigneChapitre 93 sur 327 · ACTE II, SCENE III. ao · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE III. ao

Qui, moi?

AKÉBAR.

De cet espoir je flattais mes douleurs, Et ce jour le premier de la saison des fleurs , Ce jour, que nous comptons parmi nos jours propices, Eût éclairé vos nœuds formés sous ses auspices.

IDAMORE

Mon père ! l'Éternel me parle par ta voix.

U t'inspire, il me nomme, il a dicté ton choix.

J'accepte ses bienfaits , j'adore tes oracles.

Un seul mot de ta bouche enfante des miracles :

Oui, mon orgueil vaincu s'humilie à tes pieds.

Que par mon repentir mes torts soient expiés.

J'avais vu Néala, j'aimais sans espérance ;

J'ai maudit tes autels, vos lois, ma dépendance,

Toi-même , toi , mon père ;. . . et tu combles mes vœux !

D'un amour téméraire excuse les aveux;

Pardonne à mes fureurs. J'abjure, je déteste

De ce cœur révolté l'égarement funeste ;

Mais du moins à la haine il fut toujours fermé :

Mon crime , ah ! mon seul crime est d'avoir trop aimé !

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