S GENE PRE M 1ERE
J E ne vous comprends pas , monsieur Cléante;- quand toute la maison est dans la joie, qna-îidnous«ommes totls occupés*de la fête que monsieur Arlequin notre maîtr« donne à sa fille mademoiselle Nisida, vous, que votre esprit et V0S -talents peuvent si bien servir dans celte occasion, vous paroiêsez pîus triste qUe jamais.
i52 LE BON PERE.
J'ai sujet de l'être , ma chère Nérine ; je viens de recevoir des nouvelles très affligeantes.
De qui?
De mon régiment.
Mais contez'inoi donc tout cela; ne suiî-je plus votre confidente? A vezvous oublié que c'est moi seule qui vous ai fait entrer dans cette maison ? que sans moi vous n'auriez jamais pu parler à mademoiselle Nisida ? Ce n'est pas pour vous reprocher mes bienfaits , que je vous les rappelle ; mais puisque je n'ai rien négligé pour votre bonheur, j'ai le droit de partager vos peines.
J'ai toujours présent à ma mémoire tout ce que tu fis pour moi. Sans ton