ARLEQUIN, NISIDA
ARLEQUIN
J'avois cru te plaire en arrangeant ce mariage ; me serois - je trompé ?
N'aimes-tu pas le marquis.^ j»f I s X D A.
Je ne l'ai jamais aimé. Il s'est occupé de moi, et j'ai rendu justice à ses qualités estimables : mais qu'il y a loin de l'estime à l'amour !
ARLEQUIN
Ma foi, je me suis donc trompé.
Tu m'en as toujours dit du bien; je le vois te chercher dans toutes le»
iTiaisons où nous allons ; quand il cause avec toi, tu as un aii- contraint et embarrassé : j'avois pris tout cela pour de l'amour. 11 n'en est rien; je retirerai ma parole , parceque la première condition étoit que le mariage te conviendroit. Pardonne - moi , jô t'en prie, le petit moment de chagrin que je t'ai causé, j'en suis plug fâché que toi-même.
{ Il lui tend la main , que Nisida baise avec tea-
dresse. )
NISIDA
Ah! mon père'
ARLEQUIN
Je te promets que je ne ferai pluf pareille étourderie. Dorénavant , je te rendrai compte tous les matins de ceux qui t'auront demandée en mariage la veille, et je ne ferai les réponses que sous ta dicfée.
NISIDA
Mais pourquoi vous occuper dti