‹ Théâtre de m. de Florian (volume 2)Chapitre 84 sur 105 · ARLEQUIN, NISIDA · texte numérisé non relu

ARLEQUIN, NISIDA

ARLEQUIN

J'avois cru te plaire en arrangeant ce mariage ; me serois - je trompé ?

N'aimes-tu pas le marquis.^ j»f I s X D A.

Je ne l'ai jamais aimé. Il s'est occupé de moi, et j'ai rendu justice à ses qualités estimables : mais qu'il y a loin de l'estime à l'amour !

ARLEQUIN

Ma foi, je me suis donc trompé.

Tu m'en as toujours dit du bien; je le vois te chercher dans toutes le»

iTiaisons où nous allons ; quand il cause avec toi, tu as un aii- contraint et embarrassé : j'avois pris tout cela pour de l'amour. 11 n'en est rien; je retirerai ma parole , parceque la première condition étoit que le mariage te conviendroit. Pardonne - moi , jô t'en prie, le petit moment de chagrin que je t'ai causé, j'en suis plug fâché que toi-même.

{ Il lui tend la main , que Nisida baise avec tea-

dresse. )

NISIDA

Ah! mon père'

ARLEQUIN

Je te promets que je ne ferai pluf pareille étourderie. Dorénavant , je te rendrai compte tous les matins de ceux qui t'auront demandée en mariage la veille, et je ne ferai les réponses que sous ta dicfée.

NISIDA

Mais pourquoi vous occuper dti

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