SCENE IX. uj
placera du moins ton pauvre père qui se fait déjà bien vieux. Voilà mes raisons , ma chère amie ; et si tu n'as pas de répugnance pour le marquis, je te demande comme une grâce d'assurer ton bonlieur après moi....
Tu pleures ! tu ne me répond»
pas!
Ah! mon père! je ferai ce que TOUS voudrez : mais si vous pouviez lire dans mon cœur, si j avois la force de vous dire...
ARLEQUIN
Quoi! ma fille! as -tu quelque secret pour moi ■* Cela ne seroit pas juste ; tu sais bien que je n'en eus jamais pour ma Nisida.
Non , je ferai mon devoir; j'en aurai la force : moins vous ordonnez, plus je veux obéir. Mais j'ai deux grâces à tous demander; elles sont
importantes , elles sont nécessaire!
au repos de ma vie : c'est de différer c mariage, et de me mettre au couvent.
ARLEqUIl^.
Au couvent! ( Ils se lèvent. )
Oui , mon père , j 'en ai besoin ; j ai besoin de solitude et de réilexion,
ARLEQUIN
Tu n'y songes pas , Nisida; toi, au couvent! cela est bon pour les filles que leurs pères n'ont pas le temps d'aimer. Eh! que deviendrois -je , quand je ne te verrois plus? Ma cher»
enfant , d'où peut te venir une résolution si cruelle pour moi? Ton cœur s'est-il donné? aimes -tu queliju'un?
, N I s I D A , se cachant le visage.
Oui... «ion père.
ARLEQUIN
£h bien! voilà un grand malheur!