‹ Théâtre de m. de FlorianChapitre 11 sur 104 · L IT C E T T E · texte numérisé non relu

L IT C E T T E

Eh bien , ma mère , a-t-il de l'esprit? D u V A L.

A propos, madame Mathurine, mon oncle m'a chargé de vous dire qu'il avoit trouvé, dans de vieux papiers, un titre par lequel vous avez des droits certains sur les biens d'un nommé Arlequin , un paysan de co

28 LA BONNE MERE, village, une espèce d'imbécille , à ce qu'on dit. Mon oncle vous offre de commencer le procès, et vous répond de le gagner.

MATHURINE

Monsieur voire oncle a bien de la bonté.

Cela vaut la peine d'y penser. (A tucette. )Vousnesavezpasce(juim*est arrivé ce matin ?

Non.

J'ai reçu une lettre fort tendre de la fille de ce gros paysan... comment rappellc/.-vous donc:*... qui a l'honneur de vous appartenir.

Qui? mon oncle Tliomas?

Justement. Sa fille, c|ui n'est pas trop mal , en vérité, m'écrit qu'clU

m'adore , que mou amour pour vous la fait mourii- de chagrin , qu'elle est Hlle unique et fort riche , qu'elle s estimera la plus heureuse des fenrmes si je veux bien. ... (II s'apper-; çoit que Mathuriae l'écoute, et il s'inteuompt pour lui dire : ) Mon oncle m'a recommandé de vous dire , au sujet de ce titre , que son frère , procureur à Paris , vous servira de tout son cœur. Et c'est unhomme surlequelonpeut compter, un homme du plus grand mérite ; il a ruiné plus de vingt fa» milles avec bien moins de moyens que ce titre-là n'en fournit,

MATHURIÎfE.

Oh 1 je le crois.

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