SCENE VII
^ MATHURINE
Eli bien , si après avoir mis d'un coté le bien qui revient à ma fille , je Miettois d'un autre le reste de ma fortune qui est quatre fois plus considérable, et, par Ik-dessus, le titre que vous tenez; etque jevinsseavec cette dot trouver un aimable garçon , comme vous, je suppose; il ne faut pas qua cela vous fâche , ce n'est qu'une supposition; et que jo vous dise, Mon cher ami , vous me plaisez , c'est votre métier; je vous épouse, c'est le mien ; je vous donne tout ce que j'ai, c'est mon plaisir ; et qu'en prononçant ces mots , je vous misse en possession de tous mes biens , de tout mon argent, de tous mes contrats j c'est une supposition , comme vous entendez bien ; mais vous convien»
drez que dans cette sunposition-là je jouirois bien mieux de la surprise,' Le la joie , de la reconnoissance d^
i^^ LA BONNE MERE.
celui que j'enrichirois. Ah ! quel moment , monsieur Duval , quelle satisfaction pour mon époux et pour moi!
Tenez , je ne le caclie pas , je suis encore sensible , et mon cœur tressaille un peu à cette idée ; il me semble que j'y suis... et je sens... en vérité... Oh ! c'est un joli moment , monsieur Duval!
DUVAL
Oui , oui , madame Mathurine ; et plus joli encore pour celui qui le passeroit avec vous, que pour vousmême.
MATHURINE
Allons donc , vous vous moquez.
Parlons de quelqu'un qui vaut bien mieux que moi , de ma fille : car , si je m'occupe jamais de la supposai ion que j'ai faite , ce ne sera qu'après l'avoir établie. Tous mes arrangements 6ont pris là-dessus: l'argent qui lui i:cvient est prêt ; j'y ajouterai m^mt