SCENE VII
quelque chose , parcequ'une mère est toujours obligée de faire plus que son devoir: on me permettra de disposer ensuite de ce qui me reste en laveur de la personne que mon cœur aimera le plus.
^ous raisonnez si bien, madame Matburine , que chacune de vos paroles pénètre jusqu'à mon ame.Mais votre grand malheur, celui dont je ne puis me consoler, c'e^ît que vous êtes trop riche. Comment voulezvous qu'un amant un peu délicat oiQ vous faire sa cour?
MATHURIIVE.
"* Oh î vous sentez bien que je n'irai pas raconter ainsi toutes mes affaires à un homme qui pourroit m'aimer.
Je vous ai tout dit , à vous , parceque 1 on ne peut se flatter de rien avec un homme aussi couru , avec l'amant ijjele de inidemoisçllc Lucôtte. Al-
Ions , allons , changeons de propos »
car cela m'impatiente. Vous venez ici me demander ma fille, me dire qu'elle vous aime , et que vous l'adorez. Eh bien , tant mieux pour vous. Je vous la donne , sa dot est prête , le mariage se fera quand vous voudrez.
Mais , madame Mathutine , qui vous dit un mot de cela? Voulez-vous me Taire la grâce de m entendre un moment, et de me croire?
MATHURINB.
^ \ous croire, c'est bien fort. Mais, voyons , dépêcliez-vous.
II y a trois mois que je suis dans ce village, et que je pourrois être à Paris, où je jouis , sans vanité , d'une exisicncefortagrcablc. Iliautdoncqu'ua puissant motif me retienne ici ; et ce motif, que peut-il être, sinon l'aluour»*