‹ Théâtre de m. de FlorianChapitre 27 sur 104 · SCENE IX. 5f · texte numérisé non relu

SCENE IX. 5f

Que je suis malheureuse!

ARLEQUIN

Je n'aurois jamais cru que c'eitt été à moi de vous consoler aujourd'hui,

r IT C E T T E.

N'en parlons plus , puisque votre parti est pris... (Elle pleure.) Dites-moi seulement ce que c'est que ce papier que vous voulez donner à ma mère.

ARLEQUIN, refusant de le montrer.

Oh! ce n'est rien, mademoiselle, ce n'eât rien.

L tr C E T T E.

Comment 1 je ne peux pas le voir?

ARLEQUIN

\ous le verrez quelque jour : ce n est pas mon intention que vous le voyiez dans ce moment.

Je vous en prie.

6o LA BONNE MERE.

ARLEQUIN

Vous me priez! vous me priez il© quelque chose I vous! voici donc encore uu petit moment de bonheur.

Laissez-moi lire. (Elle prend le papier,

et lit : ) ce Mon testament». Commentî votre testament?

A RLEQUIN.

Sans doute: puisque l'on m'attend pour cette bataille , il faut bien mettre un peu d'ordre dans ses aiiiUres.

L u c E T T E lit.

Ck)mme ainsi soit que dès que l'on n'est plus aimé dans ce monde ; on n'a rien de mieux l'i faire que d'en sortir, j'ai pris mon parti de profiter des bontés d'un capitaine qui veut bien m'envoyeràla bataille. J'espère qu'aussitôt que j'y serai arrivé, mon affaire sera finie le plus promptement possible ; et c'est alors que je prie madame Mathurine, mère d« made-

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