SCENE I. n
MATHURINE
Tu m'affliges beaucoup, mon ami ; car ce petit Duval ne convient point du tout à ma fille.
ARLEQUIN
Non, sûrement.
MATHURINE
C'est un assez mauvais sujet...
ARLEQUIN
Je vous en réponds.
MATHURINE
Que son séjour à Paris n'a fait (ju« gâter encore.
ARLEQUIN
Oh! je le sais de très bonne part.
MATHURINE
Il est d'une jolie figure.
ARLEQUIN
Ma foi, comme cela : je ne le trouv»
pas joli, moi.
MATHURINE
Il a de Teiprit.
tz. LA BONNE MERE.
ARLEQUIN
Tout le monde le dit, mais savoir fii c'est vrai*
Toutes les jeunes filles du village courent après lui.
ARLEQUIN
Qu'elles courent , je ne m'y oppose pas,j)ourvu que Lucette se tienne tran(piille.
Duval n'est pas riche,
ARLEQUIN
Ça n'a rien que son catogan.
MATHURINE
Ma voisine, qui le connoît bien, jn'a dit (m'il élolt fort intéressé, et que 1.1 (l(jt (le ma lillc lui plaisoit pour J(,' Jimiius aillant (jiie son visage.
ARLEQUIN
()\i\ tous CCS diùlos-làqui aimenl l'argent n'ont point du goût.