SCENE I
«ela , elle auroit donné une bonne dota Agathe. Oh ! madame , luiai-je dit , il ne faut pas vous gêner : je me porte bien ; je suis en état de travailler, de nourrir ma mère et ma femme , et encore tous les petits drôles qui pourront venir par la suite augmenter la famille.
Madame de Gircour ne t'a pas menti. Elle n'a pour tout bien que cette terre, qui ne rapporte pas grand' chose; et son fils l'officier mange tous les ans plus que le revenu de la terre. Elleestbien moinsheureusequemoi, madame de Gircour ; elle vit loin de «on fils , qui ne lui écrit jamais que pour demander de l'argent : je suis toujours avec le mien , et c'est lui qui me nourrit. Mais va te dissiper un peu , mon ami , va voir ton Ag*« the.
Non , ma mère ; je suis bien aise cîe rester ici.
MARCELLE
C'est que j'ai quelque chose à faire«
Quoi donc ?
MARCELLE
Je voudrois aller sarcler ce petit qTiarré de légumes qui est auprès du mûrier.
Il est sarclé.
MARCELLE
Comment cela donc? Il ne l'ètoit pas hier au soir.
C'est vrai. Mais comme il n'y a rien de plus mal-sain à votre Age que de se tenir baissée pendant deuxheures à arracher de mauvaises herbes, je me suis levé ce matinavant le jour, et j'ai sarclé le petit quarré.