‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 133 sur 258 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

ÉLÉNOR, HARPAGE.

hakpAge.

Venei! ; im peuple ému par la reconnaissance Du héros, son appui, demande la présence.

Lui seul donne la gloire, Offi^zrvous â ses yeux; Et, ce devoir rempli , revenez dans ces lieux Où la fille du roi va bientôt vous attendre ; Elle veut, en secret, vous voir et vous entendre ; .

Avec l'empire entier vous savez ses chagrins.

ÉLËROK.

La mère ie Cyrus? Hëlas! que je lit pUïna!

Qu'elle a droit de pleurer! noble et vaillant Harpage, Sous vous , de la vertu j'ai fait l'apprentissage. Quand fiiirai^e avec vous ce dangereux séjour?

HÀRTAGE.

Votre ame est insensible aux pompes de la cour!

Ah ! puîsqu'À vos regards ses yeux n'ont point de charmes ,

Ensemble, s'il le faut, nous reprendrons les armes.

hyGoo^le

a34 CYRUS.

Je TOUS suivrai purtoat, jeune élève de» dieox.

Ce sont eux qui, sur vous voilant du hant des cieuxr

D'un triomphe éternel ont semé votre route.

Ah! seigneur,... Ëlénor, ces mêmes dieux sans doute,

Au moment du péril vous prêtant leur soutien,.

Consommeront bientôt leur ouvrage et te mien.

ÉLÉDOR.

Puissent-ils de Cynis finir les infortunes!

Mais que me parlez-vous de pompes importfmes? Nourri dans les forêts , et parmi les pasteurs , Que me font d'une cour les charmes imposteurs? Ah! montrons-nous au peuple et voyons la princesse j Mais bientôt dans les camps ramenez ma jeunesse; Fuyons loin de ces lieux à mon cceur étrangers; Rendez-moi mes travaux, mes combats, mes dangers; Et si même des camps la franchise est bannie , S'il y faut respirer t'air dé là tyrannie.

Dans le fond des déserts cherchons la liberté , Et restons vertueux avec impunité.

hy'Goo^le

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