ACTE m, SCÈNE II. aSj
Devrait fléchir du sort la trop longue injustice ; Disposez d'un guerrier qui tous sera soumis.
Par quel bietiiàit peot-il, aiq)rès de vous admis, Vous présenter ses vœux et sa reconnaissance?
MÂI1DA,HE.
n suffit des lauriers cueillis par sa vaillance.
L'état vous doit beaucoup ; je vous dois plus encor.
Je suis mère. Écoutez, généreux Élënor.
Si l'Araxe autrefois tous a tu sur sa rive
De Cambyse immolé venger l'ombre plaintiTe,
Au nom de mon époux , que son €^ et le mien
Dans l'appai de l'état IrcJuve encore un soutien.
ËLÉNOK.
Lui! non pas on soaden, mais un 'soldat fidelle. Les héros dont il sort, le sceptre qui l'appelle, La terre qui l'attend, les dieux qui l'ont promis, Voilà sur quels soutiens doit compter Totre fib.
MAKOANE.
Ah ! combien ce langage est doux pour une mère ! Vbit, quoi! durant le cours d'un destin si prospère, Aux lieux qu'en triomphant tous aTez parcourus, La fortune à tos yeux n'a pas montré Cynut*
ÊLÉBOK.
Jam^s.
maudàbe.
Jamids!
• ÉLinOR.
Partout on me parlait sans cesse De ta gloire future et de votre tendresse,
De ses mallieii» si longs et si peu mérités ,
Ses pleurs qu'il doit répandre et qu'il vous a coûtés.
u audihe.
Devant vous un moment s'il avait pu paraître, Et ses pleurs et les miens seraient sécbés peut-être. Oui, le coeur d'un héros est sans peine attendri : Vous aimeriez Cyrus, vous en seriez chéri; Tous deux nés pour la gloire et tous deux dans cet âge Où la vertn facile embellît le courage , Tous dedx chargés du soin d'illustrer l'avenir, Que de liens sacrés qui devaient vous unir!
Mais le del entre vous mît quelque différence : Vous avez les honneurs ; Cyrus a l'espérance^ Le sort , juste une fois , a comUé tous vos voeux; Et Cyrus est errant, Cynis est malheureux !
ÉLÉKOK.
Son ame est k l'épreuve; elle en sera plus pure : Trop souvent la puissance est insensible et dure : Les bons rois sont toujours élèves des malheurs ; Il a pleuré lui-même ; il essulra des pleurs.
Oui, je le sens; mais vous, vous dont la voix touchante Par ces mots pénétrans me console et m'enchante, Âuriez-vous, Élénor, connu l'adversité?
ii.isoTi.0 Je suis homme , orphelin , né dans la pauvreté , Errant dès le berceau.
hyGoo^le