‹ Théâtre de M. J. Chénier (volume 2)Chapitre 185 sur 258 · ACTE II , SCÈNE IV. Sog · texte numérisé non relu

ACTE II , SCÈNE IV. Sog

I^ roi pour son ministre a daigna me choisir...^

CIRLOS.

Vous avait-îl choisi pour le'fàire haïr?

Pour qu'il fut accusé de vos fureurs sinistres? ^

Vu roi doit-il avoir des bourreaux pour ministres?

q^ALBE.

FrÎQce , il est pour uu roi d'ifutres calamités : C'est de compter son fils parmi des révoltés.

CARLOS

Moi!

d'albe.

Vouft^ntew-

CASLOS.

Eli quoi! sire, on ose méconnaître...

D'Âlbe, en ce fils, du moins, respectez votre maître.

(A CartoaO Jeune homme, à votre zèle imposez mieux la loi. Philippe règne encor ; ne parlez plus en roi. Vous, d'amont, qui blâmes des Ichs justes et jsaintes, De mes fiers Castillans eiiiendez-vous les plaintes ? Leur coqsciepee intime t^ëit sans r^^ts; ,. , ,

Et l'épais habitant de vos sombres marais Oserait repousser, comme un joug ^anniqae, Un pouvoir révéré, des vainqueurs du Mexique; Un pouvoir, qui du ciel faisasti valoir les droits , Pèse avec majesté sur.la lête des r<«s!.: , , . ,

hyGoo^le

3io PHILIPPE II.

Devant ces droîu divins les v6tres disparaissent \

Sous un culte vainqueur que tous les fronts s'abaissent^

Vos juges sont les miens; je veux les maintenir.

Si Nassau les combat, je saurai l'en punir;

Si son trAne est itebout , je Ven ferai descendre.

u'eciiont.

Sire , préparez-TOns à régner sur la cendre.

Oseriez-Tous, d'Egmont, m'ezpliquei' ce discours?

n'stiMoiiT.

Oui, sire. A la rigueur vous avez eu recottrs. La rigueur a produit la désoliéîisance :

Fondant sur cet appui sa future puissance , Nassau, je le v.oîs bien, vous cause un peu d^eâroi': Nassau n'e^ qu'un gnerrier, vous en ferez un rf)u Vos bonrreaux ont perdu nos régions si belles; Chaque martyr qui tombe enfante cent rebelles. Nos travaux sont détruits, nos champs sont désertas; L'horrible solitude habite nos cités :

L'industrie aux abois, fuyant la tyrannie.

Cherche un asile en France on dans la'Germanie. Les hardis Zélandais, nés pour la liberté, Vont rendre k l'Océan leur sol ensanglanté.

Le citoyen frémit aux noms d'époux , de père ; L'épouse an désespoir pleure en se voyant mère : Là, près d'^un fils unique, une femme combat; Le vieillard est àrméi l'enfant mSme est soldat ; Le jour tout prend le glaîv'e, et la nuit tout conspire, Tout veut subir la mort plutôt qu'un tel empire.

hyGoogIc

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