SCÈNE PREMIÈRE
FÉNÉLON, lyELMAJVCE , LE MAIRE, orFiçiEKs
MVllICIPltlX , U-EKOÉ, PEUPLE.
Vous commtuidez ici ? quoi ! c'est toqs , cher d'Ëlaiance , L'ami, le compagnon des jours de mon enfance! Xignorais votre sort ; et je rends grâce aux cîeux Dont la bonté voulut nous rejoindre en ces lieux. . Mes enfans, pour mon coeur, ce jour a bien des charmes ! Un accueil si touchant me fait verser des larmes : Je veux le mériter. • *
• lC maire.
Nous venons, monseigneur, OSHr, an nom du peuple, & son nouveau pasteur, Quelques dons précieux, des voeux et des hommages, TOME it. 6
hyGoo^le
8ï FENELON.
De la commune joie éclataos témoignages.
FÉVÉLOn.
Ces pi-ésens, quels sont-ils?
LE MAIKE.
De riches léleineus, D'un ministre du ciel superbes omemens.
FÉNÉLOM.
Eh quoi! vous n'avez point de pauvres dans k ville?
LE U&IILE.
Hélas!
fésAl'oh.
Vous en avez : où donc est leur asile ?
Le prix de tous ces dons pouvait les «eeourir : Songez que c'est leuc pain que vans v^ez m'oârir. Remportez vos présens ; un vertueux exemple Suffira pour orner le poptifi; et la temple : Donnez aux malheureux cet or et cet argent ; lie ministre d'un IKeu, qui vécut indigent, Ne doit point, croyez-moi, connaître Topulence, Ni d'un luxe barbare étaler l'insolence.
Bon peuple ! dans ces murs je fixe mon sëjonr : Je ne quitterai point mes enfiins pour la cour ; Je veux des citoyens justifier la joie ; C'est un p^re , un ami quevie ciel vous envoie. Guidez mes premiers pas : adressez à mes soins Ceux qui sont accablés du fardeau des besoins ; Ouvrez k mes regards le loit de ht mitère; Montrez-moi chaque jour le bien que je puis iiire :
hyGoogIc