SCÈNE IL
FÉNÉLON, D'ELMANCE. ' /■■ ■
Vousj dfliBeurez; et: que xotre présenta Me dédommage un peo d'une aussi long^ absence. Vous m'écoutez à peine , et paraissez troublé ! ^^ Quel motif à Cambrai vous a donc, exilé, .
hyGoo^le
84 FENELON.
Si loin de la Pnneace où le àti voua fît naître, . De ceux qui votu aîtnaieiit^ que too» ûmiex peut'àre ? Ne po^^ les grands emplois, &ït pour orner la cour^ Qui peut avoir fixé vos pas dans ce s^fiNir?
d'elhasce.
Vn malheur qui ne doit finir qu'avec m^ vie.
Dormais cette ville est ma seule patrie.
Le bruit de vos cliagrins m'est souvent parvenu ^ Ce qui les a causés m'est encore inconnu.
Je me lais ; vonlez-vom que l'ereille d'un sage
Entende de l'amour le profane langage?
Non; je dois respecter vos vertus, votre état. ■
FÉHËLOS.
Parlez à Fénélon, et non pas au prélac
Me taire vos cliagrins c'est me faire une offense:
Croyez que tout mortel a besoin d'indulgence.
d'elmavce.
Puisque votre ainilié veut bien m'«icoùrager, Dans un cœur aussi pur je vais me soulager.
Nous fûmes séparés au sortir de Tenfànce ; J'allai dans ma patrie aux champs de la Provence : Une femme en ces lieux décida de mes jours; Je sentis' en aimant tpie j'aimerais toujours. Un moment confondit nos âmes étonnées ; Tavais alors vingt ans, elle avait seize années}
hyGoot^le