ACTE II, SCÈNE IV. a3i
Si c'est la calomnie, est-ce à vous de la craindre ? n est temps qne les lois se déclarent pour tous , Et que votre innocence éclate aux yeux de tons.
Eh ! de quels mapstrats dépend ma desdn^ !
li'intérét dans leur cœur m'a déjà condamnée. C'est tous qui m'accusez , et je vois vos flatteurs Juges tout i la fob et calomniateurs j Je vois des courtisans vendus au rang suprême, Choisis dans oe palais , et choisis par T0ii»4n6me.
Non ; ceux que j'ai chat^ d'interpréter les lois , Madame , en aucun temps n'ont pu vendre leur voix : Ne les outrages plus; ce discours qui m'offense. Bien loin de vous servir , nuit à votre défense ; Aux droits de l'équité vos juges sont soumis; Pourquoi les soupçonner ? sont-ils vos ennemis ? PonrraietLtrils , voudraientpils condamner l'innocence ? L'un d'eux vous est , madame , uni par la naissance. Ayez moins de fî-ayear.
BOULEH.
Eh quoi ! TOtls me quittez ï
HBKKI.
Vous devez maintenant savoir mes volontés.
Que Toulez-vons encor P
BOULBB.
J'ai tout dit. Mais voua , ùre.
nign^Pdi-vGoOgle
a3a HENRI VlII.
ConsolteK votre cœur j n'a-t-il riea à me dire ? Vous gardez le silence ! interrogez ces lieux ; Quel specucle jadis ils oSraient à mes yeux ! Ici de votre cour et du peuple entourée , Ici de vos sujets , de vous-même ador^ , Ce souvenir m'est cher ; ne me l'enviez pas ; Ici , parmi les fleurs qu'on semait sur nos pas, Au miUeu des concerts et des cris d'allégresse , Près de vous , et le ccenr plein de votre tendresse , Je courais à l'autel vous nommer mon époux.
HEKRI.
Ah! tout est bien changé.
BOnLEH.
Rien n'est changé que vous.
aEHRi.
Osez-vons...