‹ Théâtre de M. J. ChénierChapitre 127 sur 251 · ACTE ni, SCÈNE IV. aSi · texte numérisé non relu

ACTE ni, SCÈNE IV. aSi

Vous TOUS trompiez tous deux ; vous me jugiez par vons : Vous ne pouviez compter sur un cœur magnanime; Tout pâlit , tout se tait , au rëdt de leur crime ! Roi , tu pâlis tot-méme , et tu baisses les jeux !

BBHRI.

Les bourreauix vont punir ton mensonge odieux.

HOILItlS.

J'oserai sous leurs coups braver ta ^rannie.

Moi , racheter mes jours par une calomnie l La vie est-elle tm bien quand on vit sous ta loi P Norfolk , instruisez-vous ; je fus l'ami d'un roi.

HEnni.

Penses-tu qu'à mes yeux tes outrages l'excusent ? Réponds : que dïras-tu ? tes complices l'accusent. .Que diras-tu ? Norfolk tes a tous entendus.

MOBBIS.

Je ne dirai qu'un .mot, c'est qu'ils te sont vendus.

hEUKi, auKgardet.

Avant de décider du sort de sa complice , Allez , et qu'à l'instant on le livre au supplice.

nOKRIS.

Alfî je res^re enfin. Tu combles mon espotr.

HBBBI.

Quoi! perfide

noKsis.

Est-il prêt? Je sois las de te voir.

nign^Pdi-vGoOgle

Va , coon dans l«s tounùens finir ta destinée.

aoiK». •

Adieu donc , roi coupable , et mue infominée , Reine qui méritiez de plus heureux destins :

Voilà comme un t^n gouverne les humains.

HESKI, iTec calow et digniU Arrête. Écoutez-moi : faisons taire la honte : Qu'on remène à la Tour et Norris et la reine ; Je révoque Tarrét que je viens de dicter ; La loi fait mon pouvoir , je dois la respecter.

■ ODLE».

Qu'enl«nds-je ?

KORKIS.

Que dis-tu ?

HBllItl.

Norfolk , on vous accuse ; Vous deviet les juger; c'est moi qui vous recrue.

9EIMOVII.

Est-il vrai P

HESItl.

Vous pourriez consulter le courroux :

Outragé par Nonis , et peut-être par- vous , n n'împopte, je ve«x oiiUîer cette ofieasB :

Que la loi règne seule, et non pas la vengeance !

IlonR■^.

A d'injustes fureurs voudrais-tu renoncer P Moi-même au repentir prétends-tu me forcer ?

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